DU MUSC
« du nombril *; je n’ai vu sur le porte-musc vivant que de petites éminences « sur le milieu de son ventre j je n’ai pu les observer de près parce que « l’animal ne se laisse pas approcher... La poche du musc tient à l’une des M peaux envoyées au Cabinet du Roi; mais cette poche est desséchée; il m’a « paru que si elle était dans son état naturel elle aurait au moins un pouce « et demi de diamètre; il y a dans le milieu un orifice très-sensible dont «j’ai tiré de la substance du musc, très-odorante et de couleur rousse... « M. Gmelin, ayant observé la situation de cette poche sur deux mâles, rap- « porte, dans le IV® volume des Mémoires de l’Académie impériale de Péter s- « bourg, qu’elle était placée au devant et un peu à droite du prépuce...
«Le porte-musc diffère de tout autre animal par la poche qu’il a sous « le ventre et qui enferme le musc; cependant, quoique ce caractère soit « unique par sa situation.., il ne contribue nullement à déterminer la place « du porte-musc parmi les quadrupèdes, parce qu’il y a des substances « odoriférantes qui viennent d’animaux très-différents du porte-musc...
« Les caractères extérieurs du porte-musc qui indiquent ses rapports « avec les autres quadrupèdes sont les pieds fourchus, les deux longues « dents canines de la mâchoire supérieure et les huit dents incisives de la « mâchoire du dessous, sans qu’il y en ait dans celle du dessus. Par ces « caractères le porte-musc ressemble plus au chevrotain qu’à aucun autre « animal; il en diffère en ce qu’il est beaucoup plus grand, car il a plus « d’un pied et demi de hauteur, prise depuis le bas des pieds de devant « jusqu’au-dessus des épaules, tandis que le chevrotain n’a guère plus d’un « demi-pied.
« Les dents molaires du porte-musc sont au nombre de six de chaque « côté de chacune des mâchoires; le chevrotain n’en a que quatre il y a « aussi de grandes différences entre ces deux animaux pour la forme des « dents molaires et des couleurs du poil ; la poche du musc fait un carac- « tère qui n’appartient qu’au porte-musc mâle ; la femelle n’a ni poche, ni « musc, ni dents canines % suivant les observations de M. Gmelin, que j’ai « cité.
«Le porte-musc, que j’ai vu vivant, paraît n’avoir point de queue. M.Gme- « lin a trouvé, sur trois individus de cette espèce, au lieu de queue, un petit « prolongement charnu, long d’environ un pouce... Il y a des auteurs qui « ont fait représenter le porte-musc avec une queue bien apparente, quoi- !( que fort courte. Grew dit qu’elle a deux pouces de longueur; mais il n’a « pas observé si cette partie renfermait des vertèbres^.
« Bans la description que M. Gmelin a faite du porte-musc, les viscères