‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 2)Chapitre 375 sur 392 · Volume III, page · texte numérisé non relu

Volume III, page

ADDITIONS

les contrées marécageuses et voisines des fleuves. L’eau ou l’humidité du terrain paraissent leur être encore plus nécessaires que la chaleur du climat®, et c’est par cette raison que l’on n’en trouve point en Arabie, dont presque toutes les terres sont arides. On chasse les buffles sauvages, mais avec grande précaution , car ils sont très-dangereux et viennent à l’homme dès qu’ils sont blessés. Niebuhr rapporte, au sujet des buffles domestiques, « que dans quelques endroits, comme à Basra, on a l’usage, lorsqu’on trait a la femelle du buffle, de lui fourrer la main jusqu’au coude dans la vulve, « parce que l’expérience a appris que cela leur faisait donner plus de « lait ^ » ce qui ne paraît pas probable , mais il se pourrait que la femelle du buffle fît comme quelques-unes de nos vaches, des efforts pour retenir son lait, et que cette espèce d’opération douce relâchât la contraction de ses mamelles.

Dans les terres du cap de Bonne-Espérance, le buffle est de la grandeur du bœuf pour le corps, mais il a les jambes plus courtes, la tête plus large; il est fort redouté. Il se tient souvent à la lisière des bois, et comme il a la vue mauvaise, il y reste la tête baissée pour pouvoir mieux distinguer les objets entre les pieds des arbres, et lorsqu’il aperçoit à sa portée quelque chose qui l’inquiète il s’élance dessus en poussant des mugissements affreux, et il est fort difficile d’échapper à sa fureur ; il est moins à craindre dans la plaine ; il a le poil roux et noir en quelques endroits ; on en voit de nombreux troupeaux

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