‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 2)Chapitre 387 sur 392 · DE M. DE LACÉPÈDE · texte numérisé non relu

DE M. DE LACÉPÈDE

ARTICLE DE LA GRANDE CHAUVE-SOURIS FER-DE-LANCE. — Cette espècc H quati’e deiits incisîves a la mâchoire inférieure, sans en avoir à la supérieure. Le défaut de queue la distingue de la chauve-souris fer-à-cheval avec laquelle elle a beaucoup de rapports, et le nombre de ses dents la sépare de la chauve-souris musaraigne qui a quatre dents incisives à chaque mâchoire.

ARTICLE DE LA CHAUVE-SOURIS DE LA GUI ANE. — Le nombre dc S6S dcnts incisives, ainsi que la forme de ses oreilles , empêche qu’on ne la confonde avec les chauves-souris déjà décrites par les naturalistes, et dont aucune n’a, comme elle, la mâchoire supérieure sans incisives, et la mâchoire inférieure armée seulement de deux dents incisives ou tranchantes. Cependant elle a de très-grands rapports avec celle que M. Gmelin a comprise dans son ouvrage sous le nom de vespertilio lepturus, quoique celle-ci ait quatre dents incisives à la mâchoire d’en bas; et ce qui les rapproche de plus près, c’est que les deux dents incisives qui garnissent la mâchoire inférieure de la chauve-souris dont il est ici question sont très-petites et divisées en deux , de manière qu’on peut aisément croire qu’elle en a quatre à cette même mâchoire.

ARTICLE DU PORC-ÉPIC DE MALACA. — M. Gmelin a nommé hystrix macroura cet animal dont il a déjà été fait mention dans M. Brisson {Quadrup., 131), dans Séba (vol. I, planche lu, fig. 1), et dans Bontius ( Jau. 54).

ARTICLE DU coENDOu A LONGUE QUEUE. — C’est le même animal que M. Brisson a nommé grand porc-épic d’Amérique {Quadrup. 131), dont Barrère a parlé {Histoire naturelle de la France équinoxiale , p. 153), dont Marcgrave a fait mention et donné la figure {Histoire naturelle du Brésil. Amsterdam, 1648, p. 233), et que M. Gmelin a regardé avec raison comme une variété du coendou ordinaire ( histrix prehensilis , ouvrage déjà cité , vol. I , p. 119 ).

ARTICLE DU KLIPDAS OU DE LA MARMOTTE DU CAP DE BONNE-ESPÉRANCE. — C’eSt h hyraX Cttpeil-

sis de M. Gmelin. M. le comte de Mellin, cité par M. de Buffon , en a donné la description , la figure et l’histoire, dans les Mémoires des Curieux de la nature de Berlin.

ARTICLE DU SANGLIER DU CAP VERT. — Indépendamment du sanglier du cap Vert {sus Africanus de MM. Pennant et Gmelin) , du sanglier d’Afrique ou d’Éthiopie ( sus Æthiopicus de MM. Pallas , Pennant, Gmelin, etc.), du babiroussa et du cochon de Guinée {sus porcus), on trouve en Afrique, et particulièrement dans i’ile de Madagascar, un sanglier dont l’espèce est encore peu connue. Nous n’en avons vu que la tète décharnée qui est conservée au Cabinet du Roi. Cette tète ressemble plus à celle du cochon de Siam qu’à la tête du sanglier d’Europe ; elle en diffère cependant par la courbure de l’arcade zygomatique qui est fort saillante, ainsi que par un prolongement osseux et assez élevé qui termine le renflement des alvéoles dans lesquels sont enchâssées les défenses de la mâchoire supérieure : d’ailleurs , ce prolongement, qui rapproche ce sanglier de celui d’Éthiopie, est terminé par des tubercules, ainsi que les bords du chanfrein auprès de ce prolongement ; et de plus , les dents molaires de la mâchoire inférieure ne sont qu’au nombre de cinq , au lieu que dans le sanglier ordinaire elles sont au nombre de sept ou au moins de six. Lorsqu’on connaîtra mieux l’animal auquel appartient cette tête , on pourra décider si ce sanglier de Madagascar doit être regardé comme une variété du sanglier ordinaire, ou comme tme espèce distincte de ce sanglier d’Europe L

1. Il y a, ia.ns cet Avertissement de Lacépède, quelques inexactitudes, Voyez, dans mes notes , l’état actuel de la science sur les divers points que Lacépède s’était prctposé de rectifier.

jv.

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TABLE DES MATIÈRES

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