‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 2)Chapitre 386 sur 392 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

AFiTscLE DE LA GUENON A LONG NEZ. — Dos Cocliiacluaois , quî sont venus au Cabinet du Roi, ont reconnu cet animal , dont on y conserve la dépouille : ils nous ont appris qu’il était trèscommun dans leur pays où on le nomme khi dûc, c’est-à-dire, grand singe; il devient en effet très-grand et très-gros; il va par troupes nombreuses; il ne se nourrit que de fruits; son naturel est cependant presque féroce, et, lorsqu’on l’attaque, il se défend avec beaucoup de force et de courage.

ARTICLE DU MACAQUE A QUEUE COURTE. — Ce singe a de très-grands rapports avec celui dont M. Gmelin a parlé d’après M. Scopoli, et qui porte le nom de simia cynosuros (édition augmentée et corrigée du système de M. Linné, vol. P', à Leipsick, 1788 ).

ARTICLE DE LA GUENON COURONNÉE. — Il paraît que l’on doit regarder cette guenon comme ime variété deVa.\gieüe {simia aygula ; M. Gmelin, ouvrage déjà cité).

ARTICLE DU BLANC NEZ. — Ce singe est le simia petaurista de M. Gmelin (ouvrage déjà cité).

ARTICLE DE LA GUENON A NEZ BLANC PROÉMINENT. — C’est à cctte cspècc quc M . Gmelin a douné le nom de simia nictitans {ilid).

ARTICLE DE l’alodate. — Une planche jointe à cet article représente un sapajou hurleur, dont M. de Buffon n’a laissé aucune description, et qui paraît avoir de très-grands rapports avec l’alouate.

ARTICLE DU PETIT MAKI GRIS. — Ce maki, alusi qu6 celui dont M. de Buffon a donné la description, est de l’espèce du maki, appelé lemur laniger par M. Gmelin (ouvrage déjà cité).

ARTICLE DU LORIS DE BENGALE. — Ou trouvera, daus l’ouvrage déjà cité de M. Gmelin, les noms des divers auteurs qui ont fait connaître ce loris : ce savant continuateur de M. Linné lui a conservé le nom de lemur tardigradus , et M. de Buffon a été très-fondé à le regarder comme appartenant à l’espèce du loris dont il avait déjà traité,

ARTICLE DU BizAAM. — M. Schi’eber en a parlé (vol. III, p. 425) , et Ta fait représenter (planche csv); M. Gmelin Ta nommé viverra tigrina (ouvrage déjà cité, vol. I, p. 91)

ARTICLE DU PUTOIS RAYÉ DE l’inde. — C’est avcc toute l’aisou que M. de Buffon a cru devoir séparer, du genre des chats, cet animal rayé qni n’appartient pas cependant au genre des putois , qui en est séparé par la forme, ainsi que par la position de ses dents, et que M. Gmelin a placé parmi les viverra, sous le nom de viverra fasciata (ouvrage déjà cité, p. 92).

ARTICLE DU GRAND ÉCUREUIL DE LA CÔTE DE MALABAR. — Cet écurciiil, qui a beaucoup dc rapports avec l’écureuil de Madagascar dont M. de Buffon a parlé , est le même que celui que M. Gmelin a nommé le très-grand écureuil {sciurus maximus), et dont M. Schreber a donné la figure , vol. IV, planche ccxvii, h.

ARTICLE DES GUERLiNGUETs. — Les deux écureuüs de la Guiane dont il est question dans la note de la p. 152 du Br vol. de M. Gmelin , sont le grand et le petit guerlinguet.

ARTICLE DE l’aye-aye. — M. Gmelin Ta nommé écureuil de Madagascar , à cause de sa conformation qui le rapproche des écureuils, quoique ses habitudes Ten éloignent, ainsi que Ta très-bien observé cet babile naturaliste ; mais il ne faut pas le confondre avec l’écureuil de àîadagascar, dont M. de Buffon a donné la figure, et qui est un animal tout à fait différent, tant par ses habitudes que par sa forme.

ARTICLE DU PHALANGER. — Ce quadrupède dont ont parlé MM. Valentin ( Ind. 3, p. 272 ), Pallas (.1/îsc. Zoologi. page 59), Erxleben {Mammal., p. 79), Schreber [Saeugth. 3,p. 550, tab. 152), et Peniiant {Quadrup. , p. 209, n® 148), a été nommé par M. Gmelin didelphis orientalis, et placé à cause de sa conformation dans le même genre que le sarigue, la marmose, le cayopollin, etc. M. de Buffon parait avoir une opinion contraire en assurant que le phalanger n’est pas du même genre que ces mêmes sarigue, cayopollin et marmose , mais nous devons observer que, dans plusieurs endroits de ses ouvrages , M. de Buffon n’entend par genre , et quelquefois par classe, qu’une sorte de famille naturelle fondée sur une grande partie des caractères extérieurs des animaux, et en même temps sur la grande ressemblance de leurs habitudes, quand bien même les diverses espèces de cette famille ne présenteraient pas une conformation semblable dans les parties du corps dont les auteurs des divers ordres méthodiques considèrent la ressemblance ou la différence, pour rapprocher ou séparer les espèces.

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