Non, sans doute. (Voyez la note 2 de la page
2. Idée , en effet, très-fondée. (Voyez mes notes sur les Époques de la nature. )
3. C’est pourtant ce que faisait Buffon tout à l’iieure. (Voyez la note de la page 141.)
DE LA DÊGÉNÈRATION DES ANIMAUX
Il faut donc, pour rendre raison de l’origine de ces animaux, remonter aux temps où les deux continents n’étaient pas encore séparés; il faut se rappeler les premiers changements qui sont arrivés sur la surface du globe; il faut en même temps se représenter les deux cents espèces d’animaux quadrupèdes réduites à trente-huit familles *. Et quoique ce ne soit point là l'état de la nature telle qu’elle nous est parvenue et que nous l’avons représentée, que ce soit au contraire un état beaucoup plus ancien, et que nous ne pouvons guère atteindre que par des inductions et des rapports presque aussi fugitifs que le temps, qui semble en avoir effacé les traces, nous tâcherons néanmoins de remonter par les faits et parles monuments encore existants à ces premiers âges de la nature, et d’en présenter les époques ^ qui nous paraîtront clairement indiquées.
1. Réduites à trente-huit familles ; oui, mais par voie d’hypothèse. (Voyez la note 2 de la page 123 , la note 1 de la page 135 , et la note 2 de la page 138. )
2. Au moment où il termine son histoire des animaux, Buffon cherche à rattacher les phases de leur existence aux révolutions du globe, et nous laisse entrevoir le grand travail qu’il médite sur les époques de la nature.