Voyez la note delà page 471 du III® volume
2. Les loris ont les dents des makis. (Voyez la note 1 de la page 467 du III® volume.)
LE LORIS DU BENGALE
« Les doigts des pieds de devant sont au nombre de cinq ; le pouce est « plus gros que les autres doigts, dont celui du milieu est le plus long; les « ongles sont comme ceux de l’homme.
« Les doigts des pieds de derrière sont conformés de même, à l’exception « que dans ceux-ci l’ongle du doigt antérieur est fort long et se termine en « pointe aiguë. Les doigts me paraissent tous avoir trois articulations; ils « sont tant soit peu velus en dessus, mais sans poil en dessous, et garnis « d’une forte pellicule brune.
« La longueur des pieds de devant est d’environ six pouces, et celle des « pieds de derrière d’environ huit pouces. Il m’a paru être du sexe mas- « culin. »
Par l’inspection de la figure, ainsi que par la description de M. Yosmaër, il me paraît que cet animal, qu’il nomme mal à propos le paresseux de Bengale, approche plus de l’espèce du loris que de celle d’aucun autre animal, et que ces deux loris se trouvant également dans l’ancien continent, on ne doit pas les dénommer par le nom de paresseux, ni les confondre avec l’unau et l’aï, qui portent ce nom de paresseux*, et qu’on ne trouve qu’en Amérique. Cependant M. Yosmaër, qui n’est pas de ce sentiment, me fait à cet égard quelques objections auxquelles je vais répondre. Il dit, page 7 : « M. de Buffon nie que l’animal qu’on nomme proprement « paresseux, se trouve dans l’ancien monde, en quoi il se trompe. »
Réponse. Je n’ai jamais parlé d’aucun animal qu’on nomme proprement paresseux; j’ai seulement dit que l’unau et l’aï, qui sont deux animaux auxquels on donne également le nom de paresseux, ne se trouvent en effet que dans le nouveau continent, et je persiste à nier aussi fermement aujourd’hui que ces deux animaux se trouvent nulle autre part qu’en Amérique.
M. Yosmaër dit « que Seba donne deux paresseux de Ceylan, la mère « avec son petit, qui à la figure paraissent être de l’espèce de l’unau que « M. de Buffon prétend n’exister que dans le Nouveau-Monde. J’ai moi- « même acheté, dit M. Yosmaër, le plus grand des deux , savoir : la mère, « représentée dans Seba, planche xxxiv, et l’on doit avouer qu’il n’y a « guère de différence entre ce paresseux que Seba dit être de Ceylan. La « tête du premier me paraît seulement un peu plus arrondie et un peu plus <c remplie, ou moins enfoncée auprès du nez que dans le dernier. Je contt viens qu’il est étonnant de voir tant de ressemblance entre deux animaux
tt de contrées aussi éloignées que l’Asie et l’Amérique L’on peut objec-
« ter à cela, comme M. de Buffon semble l’insinuer, que ce paresseux peut « avoir été transporté de l’Amérique en Asie : c'est ce qui n’est nullement « croyable Yalentin dit que ce paresseux se trouve aux Indes orientales.