‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 3)Chapitre 1 sur 495 · ET LES BERGERETTES OU BERGERONNETTES · texte numérisé non relu

ET LES BERGERETTES OU BERGERONNETTES

L’on a souvent confondu la lavandière et les bergeronnettes; mais la première se tient ordinairement au bord des eaux , et les bergeronnettes fréquentent le milieu des prairies et suivent les troupeaux : les unes et les autres voltigent souvent dans les champs autour du laboureur, et accompagnent la charrue pour saisir les vermisseaux qui fourmillent sur la glèbe fraîchement renversée. Dans les autres saisons, les mouches que le bétail attire, et tous les insectes qui peuplent les rives des eaux dormantes sont la pâture de ces oiseaux : véritables gobe-mouches à ne les considérer que parleur manière de vivre, mais différents des gobe-m.ouches proprement dits, qui attendent et chassent leur proie sur les arbres, au lieu que la lavandière et les bergeronnettes la cherchent et la poursuivent à terre. Elles forment ensemble une petite famille d'oiseaux à bec fin, à pieds hauts et menus et à longue queue, qu’elles balancent sans cesse; et c’est de cette habitude commune que les unes et les autres ont été nommées motacilla * par les Latins, et que sont dérivés les différents noms qu’elles portent dans nos provinces*.

a. Varron, lib. iv, de Ling. lat.

b. Voyez, ci-après, la note de nomenclature, sous l’article de la lavandière.

1. L’iiistoire de la lavandière et des bergeronnettes fait partie du V« volume de l’édition in-4® de l’Imprimerie royale, volume publié en 1778. — Dans l’édition actuelle, qui doit se composer de douze volumes, le 1®' comprend la théorie de la terre et VMstoire générale des animaux, c’est-à-dire les deux introductions aux deux grandes études de Buffon : l’étude du globe et l’étude de la vie; les trois volumes suivants comprennent Yhisioire de l’homme et celle des quadrupèdes; l’histoire des oiseaux, dont je m’occupe en ce moment, aura quatre volumes; les quatre derniers seront consacrés à l’histoire des minéraux et à la table des matières. L’histoire des minéraux commencera par le magnifique tableau des époques de la nature.

vu.

LA LAVANDIÈRE

LA LAVANDIÈRE.'

Delon et Turner, avant lui, appliquent à cet oiseau le norn grec de kmmlodos rendu en latin par celui de culiciUija , oiseau recueillant les moudmim: ce nom, ou plutôt celle dénomination, semble convenir parfaitement à la lavandière ; néanmoins il me parait certain que le Impohgos des

(irecs est un tout autre oiseau. n , , i ■ ,

\ristote (lib. vin, cap. ni) parle de deux pics {dryoeolaplas) et du oriot ( mimhis ) , comme habilanls des arbres qu’ils frappent du bec : il faut leur joindre, dit-il, le petit oiseau amasseur de moucherons [knipologos] qii frappe aussi les arbres [qui et ipse liqnipela est ) , qui est gris tachete (coloi e ZTeus, maeulis disIMus ) , et à peine aussi grand que le diardonnerel [magmtudine qumtaspims), et dont la voix est faible (»o« jior»«). Scai»e/ observe avec raison ‘ qu’un oiseau hgmpete, ou qui becquete les arbres ( Xuloaaioî ). ne peut être la lavandière. Un plumage fond gris et pointillé de taches' n’est point celui de la lavandière, qui est coupe par

v-n lutin motacilla- ea itaüen, hallarina, codatremola , codinzinzola , cutreitola, „al,e-u,,e>all. fsLu: en 11a-

die, semeur; a Nantes et damette; dans le reste de nos

queue; en Bourgogne , crosse-queue, hank ^ f 33. Motacilla

Um.'*«5, Svùnat., éil. VI, 5. 8S, sp. 1. - « Motacilla pectoie aisro,

. lateraliPus <l«dl,t. 0^01.0 ^is

i., P.“«. - Oio» B.™e

nJli'hol class 3 g 19 sp. 1. — sVotaciiiaaZba,uibiCMi(J. Charleton, A^asetciC, p. 96,

î ss, «• i.

Zlm'^Usrnat’. ?olo^^^^ Cnipologus, quem cuUcilegam Gaza

drée. Idem, Nat. des oiseaux, p. 349. - Lavandière, ba^.^e “

aueue Idem Portrait d’oiseaux, p. 88, 6 - Bergeronnette. Albin, t. I, p. 13- — « '

« supernè cinerea , infernè alba; bccipitio et collo superiore nigris;

« mLnlâ n'già, fend eqnini æmulà insignito, vel totaliter nigro ; rectncibns binis utrmque ext.- « mis plusqLra dimid^im exteriùs albis,» Motacilla, la lavandière. Brisson, tome 111 , p. 461.

b. hi Aristot., p. 888.

c. Scaliger traduit, punctis dislinclus.

» Motacilla alba et cinerea (Linn.). - Ordre des Passereaux, famille des DenHrostres, geme Becs Pins, sous-genre Hochequeues ou Lavandières (Cuv. ).

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graiules bandes et par masses blanclies et noires; le caractère de la grandeur, celui de la voix, ne lui conviennent pas plus, mais nous trouvons tous ces traits dans notre grimpereau, voix faible, plumage tacheté sur un fond brun ou gris obscur, habitude de vivre à l’enlour des troncs d’arbres, et d’y recueillir les moucherons engourdis : tout cela convient au grimpereau et ne peut s'appliquer à la lavandière, de laquelle nous ne trouvons ni le nom ni la description dans les auteurs grecs.

Elle n’est guère plus grosse que la mésange commune, mais sa longue queue semble agrandir son corps, et lui donne en tout sept pouces de longueur ; la queue elle-même en a trois et demi, l’oiseau l’épanouit et l’étale en volant; il s’appuie sur cette longue et large rame qui lui sert pour se balancer, pour pirouetter, s’élancer, rebrousser et se jouer dans le vague de l’air ; et, lorsqu’il est posé, il donne incessamment à cette même partie un balancement assez vif de bas en haut, par reprises de cinq ou six secousses.

Ces oiseaux courent légèrement, à petits pas très-prestes, sur la grève des rivages; ils entrent même au moyen de leurs longues jambes à la profondeur de quelques lignes dans l’eau de la lame affaiblie, qui vient s’épandre sur la rive basse en un léger réseau ; mais plus souvent on les voit voltiger sur les écluses des moulins et se poser sur les pierres; ils y viennent, pour ainsi dire, battre la lessive avec les laveuses, tournant tout le jour à l’entour de ces femmes, s’en approchant familièrement, recueillant les miettes que parfois elles leur jettent, et semblant imiter du battement de leur queue celui qu’elles font pour battre leur linge*’ : habitude qui a fait donner à cet oiseau le nom de lavandière.

Le blanc et le noir, jetés par masses et par grandes taches, partagent le plumage de la lavandière; le ventre est blanc; la queue est composée de douze pennes, dont les dix intermédiaires sont noires, les deux latérales blanches jusqu’auprès de leur naissance : l’aile pliée n’atteint qu’au tiers de leur longueur; les pennes des ailes sont noirâtres et bordées de gri blanc. Selon remarque à la lavandière un petit rapport dans les ailes, qui l’approche du genre des oiseaux d’eau \ Le dessus de la tête est couverl

а. Turaer lui-même, au rapport de Gessner, finit par reconnaître le A-nSpolof/os pour un oiseau du genre des pics. « Turnerus in libro de avibus , cnipologon Aristotelis , id est culicili- « gam interprète Gaza, banc avem (Motacillam) esse putat. Sed postea, in epistolà ad me, « culicilegam Aristotelis se vidisse ait, tota cinerei fere coloris, et speciem babens pici martii. » Gessner, p. 593. Et Aldrovande, relevant l’erreur qui faisait du cnipologos une lavandière, pense qu’.Xristote désigne par ce nom le plus petit des pics ou le grimpereau. De Avib., t- II , p. 726.

б. « La lavandière tient cette appellation françoise pour ce qu’elle est fort famibère aux « ruisseaux, où elle remue toujours sa queue en bocbant le derrière, comme une lavandière qui bat scs drapeaux. » Belon, Nat. des Oiseaux, p. 349.

c. (( Elle a une enseigne particulière, par laquelle on la voit ensuivre les oiseaux de rivière, c’est quelle a les dernières plumes de ses aelcs, joignant le corps, aussi longues que les pre-

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d’une calotte noire qui descend sur le haut du cou ; un demi-masque blanc cache le front, enveloppe l’œil, et, tombant sur les côtés du cou, confine avec le noir de la gorge, qui est garnie d’un large plastron noir yrondi sur la poitrine. Plusieurs individus, tels que celui qui est représenté, fig. 2 de la planche enluminée, n° 652, n’ont de ce plastron noir qu’une zone en demi-cercle au haut de la poitrine, et leur gorge est blanche; le dos, gris ardoisé dans les autres, est gris brun dans ces individus qui paraissent former une variété qui néanmoins se mêle et se confond avec 1 espèce^, car la différence du mâle à la femelle consiste en ce que, dans celle-ci^, la partie du sommet de la tête est brune, au lieu que dans le mâle cette même partie est noire ^

La lavandière est de retour dans nos provinces à la fin de mars ; elle tait son nid à terre, sous quelques racines ou sous le gazon dans les terres en repos, mais plus souvent au bord des eaux, sous une rive creuse et sous les piles de bois élevées le long des rivières ; ce nid est composé d’herbes sèches, de petites racines, quelquefois entremêlées de mousse, le tout lié assez négligemment, et garni au dedans d’un lit de plumes ou de crin ; elle pond quatre ou cinq œufs blancs, semés de taches brunes, et ne fait ordinairement qu’une nichée, à moins que la première ne soit détruite ou interrompue avant l’éclosion ou l’éducation des petits ; le père et la mero les défendent avec courage lorsqu’on veut en approcher; ils viennent audevant de l’ennemi plongeant et voltigeant , comme pour l’entraîner ailleurs ; et quand on emporte leur couvée ils suivent le ravisseur, volant au-dessus de sa tête , tournant sans cesse , et appelant leurs petits avec des accents douloureux; ils les soignent aussi avec autant d’attention que de propreté, et nettoient le nid de toutes ordures ; ils les jettent au dehors, et même les emportent à une certaine distance ; on les voit de mêm.e emporter au loin les morceaux de papier ou les pailles qu on aura semés pour reconnaître l’endroit où leur nid est caché Lorsque les petits sont en état

mières du devant , lesquelles on trouve aussi en tous autres oyseaux qui vivent de mouclies et vermes de terre , pluviers et vanneaux. » Belon , Nat. des Oiseaux , p. 349.

a « Color plumaginis in hoc genus ave suhinde variât ; alias magis cinereus , alias nigrior. » Wil!u-hhy, p. 172. Albin dit la même chose, t. 1 , p. 43. Quelques observateurs semblent attribuer cette différence à celle de l’âge , et assurent qu’à leur retour au printemps la plupart des lavauditres sont plus blanches, et prennent du noir dans le cours delà saison, Belon parait de cet avis: « Les jeunes lavandières de six mois, dit-il, sont d’une autre couleur que les vieilles d’un an , qci ont mué leur premier plumage. » Nat. des Oiseaux.

b. « In quGsta specie la femmina è differente dall maschio sola nell aver sopra il capo mac- « chia non di nero, ma di bigio. » Olina. - « Femella est cinereo vertice. » Schwenckfeld ,

c. « J’observais des lavandières qui avaient placé leur nid dans le trou d un mur que baignait la rivière; elles avaient soin de nettoyer le nid de leurs petits, et d’en emporter toutes les ordures à plus de trente pas. Il s’arrêta au plateau du pilotis qui soutenait le mur a fleur d’eau un papier blanc; je remarquai que ce papier déplaisait aux lavandières , et <1^ elles aisaient l'une après l’antre d’inutiles efforts pour l’enlever : il était trop pesant; je 1 ôtai et j y

LA LAVANDIERE.

tle voler, le père et la mère les conduisent et les nourrissent encore pendant trois semaines ou un mois; on les voit se gorger avidement d’insectes et d’œufs de fourmis qu’ils leur portent®. En tout temps, on observe que ces oiseaux prennent leur manger avec une vitesse singulière, et sans paraître se donner le temps de l’avaler ; ils amassent les vermisseaux à terre, ils chassent et attrapent les mouches en l’air : ce sont les objets de leurs fréquentes pirouettes; du reste, leur vol est ondoyant et se fait par élans et par bonds; ils s’aident de la queue dans leur vol en la mouvant horizontalement, et ce mouvement est différent de celui qu’ils lui donnent à terre, et qui se fait de haut en bas perpendiculairement. Au reste, les lavandières font entendre fréquemment, et surtout en volant, un petit cri vif et redoublé, d’un timbre net et clair, guiguit, guiguiguit, c’est une voix de ralliement^ car celles qui sont à terre y répondent; mais ce cri n’est jamais plus bruyant et plus répété que lorsqu’elles viennent d’échapper aux serres de l’épervier®; elles ne craignent pas autant les autres animaux ni même l’homme, car, quand on les tire au fusil, elles ne fuient pas loin, et reviennent se poser à peu de distance du chasseur : on en prend quelques-unes avec les alouettes au fdet à miroir; et il paraît au récit d’Olina qu’on en fait en Italie une chasse particulière vers le milieu d’octobre'*.

C’est en automne qu’on les voit en plus grand nombre dans nos campagnes«. Cette saison, qui les rassemble, paraît leur inspirer plus de gaieté; elles multiplient leurs jeux, elles se balancent en l’air, s’abattent dans les champs, se poursuivent, s’entr’appellent et se promènent en nombre sur les toits des moulins et des villages voisins des eaux, où elles semblent dialoguer entre elles par petits cris coupés et réitérés : on croirait, à les entendre, que toutes et chacune s’interrogent, se répondent tour à tour pendant un certain temps, et jusqu’à ce qu’une acclamation générale de toute l’assemblée donne le signal ou le consentement de se transporter ailleurs.

substituai de petites bandes de papier également blanc ; elles ne manquèrent pas de les enlever les unes après les autres, et de les porter à la même distance qu’elles portaient les ordures de leurs petits, trompées par la conformité de couleur. Je répétai plusieurs fois la même expérience. » (Note communiquée par M. Hébert.)

a. « Je mis des œufs de grosses fourmis dans un endroit où les lavandières se promenaient volontiers; elles en prenaient à chaque fois jusqu’à quinze et seize, tant que leur gésier était rempli , et les partageaient à leurs petits. » ( Note du même observateur.)

b. « Font une voix haultaine et claire eu volant, ou quand elles ont peur, qui est pour s’entr’appeler. » Selon.

c. Olina.

d. « Si suol tender à quest’ uccello dà mezz’ ottobre , continuando fin per tutto novembre. » Olina, p. Bl; la figure, p. 43. Cette chasse dure depuis quatre heures du soir jusqu’à l’entrée de la nuit : on se place au bord des eaux , on attire les lavandières par un appelant de leur espece, ou, si l’on n’en a pas encore, avec quelque autre petit oiseau.

e. « En Brie, eu Boxirgogne, en Bugey, et dans la plupart de nos provinces, on en voit en certains temps de l’année rme quantité prodigieuse près des lieux habités, dans les champs, à la suite des troupeaux, d’où il paraît que c’est un oiseau de passage. (Note de M. Hébert.)

G LA LAVANDIÈRE

C’est dans ce temps encore qu’elles font entendre ce petit ramage doux et léger à demi-voix, et qui n’est presque qu’un murmure®, d’où apparemment Belon leur a appliqué le nom italien ùe susurada [à susurro). Ce doux accent leur est inspiré par l’agrément de la saison et parle plaisir de la société, auquel ces oiseaux semblent être très-sensibles.

Sur la fin de l’automne, les lavandières s’attroupent en plus grandes bandes ; le soir on les voit s’abattre sur les saules et dans les oseraies, au bord des canaux et des rivières, d’où elles appellent celles qui passent, et font ensemble un cbamaillis bruyant jusqu'à la nuit tombante. Dans les matinées claires d’octobre, on les entend passer en l’air, quelquefois fort haut, se réclamant et s’appelant sans cesse : elles partent alors ^ car elles nous quittent aux approches de l’hiver et cherchent d’autres climats. M. de Maillet dit qu’il en tombe en Égypte, vers cette saison, des quantités prodigieuses que le peuple fait sécher dans le sable pour les conserver et les manger ensuite ^ M. Adanson rapporte qu’on les voit en hiver au Sénégal averties hirondelles et les cailles, qui ne s’y trouvent également que dans

cette saison'^. ^ *

La lavandière est commune dans toute l’Europe, jusqu’en Suede, et se trouve, comme l’on voit, en Afrique et en Asie. Celle que M. Sonnerai nous a rapportée des Philippines est la même que celle de l’Europe. Une autre, apportée du cap de Bonne-Esperance par M, Commerson, ne difféiait de la variété représentée fig. 2 de la planche n° 652, qu’en ce que le blanc de la gorge ne remontait pas au-dessus de la tête ni si haut sur les côtés du cou, et en ce que les couvertures des ailes, moins variées, n y formaient pas deux lignes transversales blanches. Mais Olina ne se méprend-il pas lorsqu’il dit que la lavandière ne se voit en Italie que 1 automne et 1 hi\er % et peut-on croire que cet oiseau passe l’hiver dans ce climat, en le voyant porter ses migrations si loin dans des climats beaucoup plus chauds?

a. «Encore savent rossignoler du gosier naélodieusement , chose qu’on peut souvente fois

ouïr sur le commencement de l’hiver. » 'Be]ou , Nat. des oiseaux. ^ ^ ^ ....

b. « In septentrional! Angliæ parte hieme non apparet, atque rarior etiam in meridiona i. » Willuahby, p. 172. — « Motacillæ albæ autumno avolant. » Gessner, p. 593.

c. « Depuis le Caire jusqu’à la mer, l’on voit tout le long du Nil principalement aux environs des lieux habités, un grand nombre de bergeronnettes ou lavandières, de l’espèce qui est d uii gris bleuâtre , avec un demi-collier noir en forme de fer à cheval.^ L’on n’a pu me dire si ces oiseaux restaient toute l’année en Égypte. » (Note envoyée du Caire par M. Sonnini.)

d. Voyage au Sénégal , 61. .

e. « La bianca ( Motacilla ) non si vede quà trà coi se non l’automno e 1 iverno. » Uccellerm

page 51.

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