‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 3)Chapitre 101 sur 495 · I. — LE SOUI-MANGA · texte numérisé non relu

I. — LE SOUI-MANGA

^ C’est, suivant M. Commerson, le nom que l’on donne à ce bel oiseau dans l’île de Madagascar, où il l’a vu vivant.

Le soui-manga a la tête, la gorge et toute la partie antérieure d’un beau vert brillant, et de plus un double collier, I un violet et l’autre mordoré; mais ces couleurs ne sont ni simples ni permanentes ; la lumière, qui se joue dans les barbes des plumes comme dans autant de petits prismes, en varie incessamment les nuances depuis le vert doré jusqu’au bleu foncé; il y a de chaque côté, au-dessous de l’épaule, une tache d’un beau jaune; la poitrine est brune, le reste du dessous du corps jaune clair; le reste du dessus du corps olivâtre obscur; les grandes couvertures et les pennes des ailes brunes, bordées d’olivâtre; celles de la queue noires, bordées de vert, excepte la plus extérieure, qui 1 est en partie de gris brun; la suivante est terminée de cette même couleur ; le bec et les pieds sont noirs,

La femelle est un peu plus petite et beaucoup moins belle; brun olivâtre dessus, olivâtre tirant au jaune dessous ; du reste, ressemblant au mâle dans tout ce qui n a point d éclat. Cet oiseau est à peu près de la grosseur de notre troglodyte.

Longueur totale, environ quatre pouces; bec, neuf lignes; tarse, six lignes et plus; doigt du milieu, cinq lignes et demie, plus grand que le postérieur; vol, six pouces; queue, quinze lignes, composée de douze pennes égaies; dépasse les ailes de sept à huit lignes.

On doit rapporter à cette espèce, comme variété très-prochaine, le souimanga de l’île de Luçon que j’ai vu dans le beau cabinet de M. Mauduit, et qui a la gorge, le cou et la poitrine couleur d’acier poli, avec des reflets verts, bleus, violets, etc., et plusieurs colliers que le jeu brillant de ces reflets paraît multiplier encore; il semble, cependant que l’on en distingue quatre plus constants, l’inférieur violet noirâtre, le suivant marron, puis un brun et enfin un jaune; il y a deux taches de cette couleur au-dessous des épaules; le reste du dessous du corps gris olivâtre ; le dessus du corps, vert foncé avec des reflets bleus, violets, etc. ; les pennes des ailes, les pennes et

a. « Certhia supernè splendidè Yiridis, ad violaceum înclinans, infemè pallidè flava; dorso « inftmo et ui'opygio fusco-olivaceis ; tæniâ duplici in pectore transversâ, aliâ cæruleo-viola- «ceà, alterà castaneâ,; rectricibus nigris, extimà ultimâ medietate obUquè griseo-fuscà ,

« pioxime sequenti apice griseo-fuscâ (Mas). » — « Certhia supernè fusco-olivacea , interné « uavicans, olivaceo admixto ; rectricibus nigris, extimà ultimâ medietate obliqué griseo- « tuscà, poximè sequenti apice griseo-fuscà (Fœmina), » Certhia Madagascariensis vioacea , gumpereau violet de Madagascar. Brisson , t. III , p. 638. On l’appelle à Madagascar,

Cetthia madagascariensis (Gmel.). — Cinnyris madagascariensis (Cuv.). — Genre c>rtmpereaux, sous-genre Sout-Mangas (Cuv. ).

122 OISEAUX ÉTRANGERS DE L’ANCIEN CONTINENT, ETC

couvertures supérieures de la queue, d’uii brun plus ou moins foncé avec

un œil verdâtre. , ,

Longueur totale, un peu moins de quatre pouces ; bec, dix lignes; tarse ,

sept; ongle postérieur le plus fort; queue, quinze lignes, carree ; dépassé les ailes de sept lignes.

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