‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 3)Chapitre 144 sur 495 · L’OISEAU-MOUCHE A COLLIER, DIT LA JACOBINE · texte numérisé non relu

L’OISEAU-MOUCHE A COLLIER, DIT LA JACOBINE

DIX-NEUVIÈME ESPÈCE

Cet oiseau-mouche est de la première grandeur ; sa longueur est de quatre pouces huit lignes 5 son bec a dix lignes j il a la tete, la gorge et le cou d un beau bleu sombre changeant en vert; sur le derrière du cou, près du dos, il porte un demi-collier blanc ; le dos est vert doré, la queue blanche à la pointe, bordée de noir, avec les deux pennes du milieu et les couvertures vert doré ; la poitrine et le flanc sont de même, le ventre est blanc : c est apparemment de cette distribution du blanc dans son plumage qu est venue l’idée de l’appeler jacobine. Les deux plumes intermediaires de la queue sont un peu plus courtes que les autres; l’aile pliée ne la dépassé pas : cette espèce se trouve à Cayenne et à Surinam. La figure qu’en donne Edwards paraît un peu trop petite dans toutes ses dimensions, et il se trompe quand il conjecture que la seconde figure de la même planche 35 est le male ou la femelle dans la même espèce ; les différences sont trop grandes : la tête, dans ce second oiseau-mouche, n’est point bleue : il n a point de collier, ni la queue blanche, et nous l’avons rapporté, avec beaucoup plus de vraisemblance, à notre treizième espèce.

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