‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 3)Chapitre 151 sur 495 · LE COLIBRI TOPAZE · texte numérisé non relu

LE COLIBRI TOPAZE

queue esl d’un vert doré ; ses pennes latérales sont rousses et les deux intermédiaires sont d’un brun pourpré; elles portent les deux longs brins, qui sont garnis de petites barbes de près d’une ligne de large de chaque côté; la disposition naturelle de ces longs brins est de se croiser un peu au delà de l’extrémité de la queue et de s’écarter ensuite en divergeant; ces brins tombent dans la mue, et, dans ce temps, le mâle, auquel seul ils appartiennent, ressemblerait à la femelle s’il n’en dilférait par d’autres caractères, La femelle n’a pas la gorge topaze, mais seulement marquée d’une légère trace de rouge; de même, au lieu du beau pourpre et du roux de feu du plumage du mâle, presque tout celui de la femelle n’est que d’un vert doré; ils ont tous deux les pieds blancs. Au reste, on peut remarquer dans ce qu’en dit M. Brisson, qui n’avait pas vu ces oiseaux, combien sont défectueuses des descriptions faites sans l’objet ; il donne au mâle une gorge verte, parce que la planche d’Edwards la représente ainsi , n’ayant pu rendre l’or éclatant qui la colore.

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