LE COLIBRI HUPPÉ
SEPTIÈME ESPÈCE
C’est encore dans le recueil de Seba que M. Brisson a trouvé ce colibri ; ce n’est jamais qu’avec quelque défiance que nous établissons des espèces sur les notices souvent fautives de ce premier auteur; néanmoins celle-ci porte des caractères assez distincts pour que l’on puisse, ce semble, l’adopter. « Ce petit oiseau, dit Seba, dont le plumage est d’un beau rouge, a les « ailes bleues ; deux plumes fort longues dépassent sa queue; et sa tête porte « une huppe très-longue encore à proportion de sa grosseur, et qui retombe « sur le cou; son bec, long et courbé, renferme une petite langue bifide v[\i\ « lui sert à sucer les fleurs. »
nigricante , caudâ brevi, œquabili. Kleia , Avi., p. I08, n» 18. — TrocRilus curyirostris , « rectricibus æqualibus supra nigris, corpore supra viridi, pectore cæruleo; abdomiiie nigro, » Trochilus holosericeus. Linnæus, SysL. nat., édit. X, geu. 60 , sp. 9. — « Polythmus supernè « viridi aureus, ciipri puri colore varians, infernè splendidè niger ( fascià transversà in imo « ventre albâ. Mas ) ; tænià transversà in pectore viridi aureà, cæruleo colore variante; rectri- « cibus splendide nigro cbalybeis, » Polythmus Mexicanus. Brisson, Ornithol., t. III, p. 676.
a. Thésaurus, vol. I , p. 156.
b. MelUvora avis cristata, cum duabus permis longis in caudâ, ex Novâ Hispaniâ. Seba, vol. I, p. 97. — Falcinellus cristalus. Klein, Avi., p. 107, n“ 5. — « Trocliilus cm virostris <c ruber, alis cæruleis, capite cristato, rectricibus duabus longissimis, » Trochilus paradiseus. Liiiuæus, Syst. nat., édit. X, gen. 60 , sp. 1. — « Polythmus cristatus, ruber; tectricibus ala- « rum, remigibusque cæruleis; rectricibus rubris, biuis intermediis longissimis, » Polythmus Mexicanus longicaudus ruber cristatus. Brisson, Ornithol., t. III, p. 692.
* Trochilus paradiseus (Linn.). — Espèce douteuse.