LE COLIBRI YERT ET NOIR
SIXIÈME ESPÈCE
Cette dénomination caractérise mieux cet oiseau que celle de colibri du Mexique que lui donne M. Brisson , puisqu’il y a au Mexique plusieurs
« iafernè cinereo griseus ; capite anteriùs et collo inferiore cæruleis ; rectricüjus lateralibus « saturatè Tiridibus, biais interniedüs cyaneis, longissimis, » Polythmus Mexicanus longicaudus. Brisson, Ornithol., t. III, p. 688.
a. Avis colubri orientalis. Seba, Thésaurus, vol. II, p. 20. Ibid., p. 62, Avis Amboinensis, tsioei vel kakopit dicta. Yol. I , p. iOO, Avis tsioei, Indica, orientalis.
b. Esp. 6, 10 et 12.
c. Dans sa Relation de Madagascar, Paris, 1631, p. 137, empruntant le nom et les mœurs du colibri, il les attribue à un petit oiseau de cette ile. C’est apparemment par rm semblable abus de noms qu’on trouve celui d’oiseau-mouche dans les voyages de la Compagnie appliqué à un oiseau de Coromandel, à la vérité très-petit, et dont le nom d’ailleurs est tati. Voyez Recueil des Voyages qui ont servi à l’établissement de la Compagnie des Indes; Amsterdam, 1702 , t. VI, p. 313.
d. The black-belly’d green numming bird. Edwards, Hist., p. et pl. 36. — FalcineUus ventre
* Trochilus holosericeus (Linn.).
ni LE COLIBRI VERT ET NOIR.
autres colibris. Celui-ci a quatre pouces ou un peu plus de longueur ; son bec a treize lignes; la tête, le cou, le dos, sont d un vert doré et bronzé; la poitrine, le ventre, les côtés du corps et les jambes sont d un noir luisant, avec un léger reflet rougeâtre : une petite bande blanche traverse le basventre, et une autre de vert doré, changeant en un bleu vif, coupe transversalement le haut de la poitrine; la queue est d’un noir velouté, avec reflet changeant en bleu d’acier poli. On prétend distinguer la femelle dans cette espèce, en ce qu’elle n’a point de tache blanche au bas- ventre : on la trouve également au Mexique et à la Guiane. M. Brisson rapporte à cette espèce Vavis auricoma Mexicana de Seba qui est à la vérité un colibri, mais dont il ne dit que ce qui peut convenir à tous les oiseaux de cette famille, et mieux même à plusieurs autres qu’à celui-ci, car il n’en parle qu’en général, en disant que la nature, en les peignant des plus riches couleurs, voulut faire un chef-d’œuvre inimitable au plus brillant pinceau.