LE LORI TR1C0L0R
TEOISIÈME ESPÈCE.
Le beau rouge, l’azur et le vert qui frappent les yeux dans le plumage de ce lori, et le coupent par grandes masses, nous ont détermines a lui donner ,
le nom de tricolor. Le devant et les côtés du cou, les flancs, avec e bas du ,
dos, le croupion et la moitié de la queue sont rouges. Le dessous du corps, ;
les ïambes et le haut du dos sont bleus; l’aile est verte et la pointe de la ,
queue bleue : une calotte noire couvre le sommet de la tête. La longueur de cet oiseau est de près de dix pouces. 11 en est peu d’aussi beaux par ,
l’éclat, la netteté et la brillante opposition des couleurs ; sa gentillesse égalé sa beauté : Edwards, qui l’a vu vivant et qui le nomme petit Ion, dit qu li sifflait joliment, prononçait distinctement différents mots, et, sautant gaie- ^ ment sur son juchoir ou sur le doigt, criait d’une voix douce et claire. Ion, lori. 11 jouait avec la main qu’on lui présentait, courait après les personnes en sautillant comme un moineau : ce charmant oiseau vécut peu de mois en Angleterre. Il est désigné, dans nos planches enluminées, sous le nom : de lori des Philippines. M. Sonnerat l’a trouvé à l’île d’Yolo, que les Espa- ^ gnols prétendent être une des Philippines, et les Hollandais une des Mo-
luques. ;