III. —LE coucou VERDATRE DE MADAGASCAR
La grande taille de cet oiseau est son attribut le plus remarquable; il a tout le dessus du corps olivâtre foncé, varié sourdement par des ondes d’un brun plus sombre : quelques-unes des pennes latérales de la queue terminées de blanc; la gorge d’un olivâtre clair, nuance de jaune; la poitrine et le haut du ventre fauves; le bas-ventre brun, ainsi que les couvertures inférieures de la queue; les jambes d’un gris vineux, l'iris orangé, le bec noir, les pieds d’un brun jaunâtre, le tarse non garni de plumes.
Longueur totale, vingt-un pouces et demi ; bec, vingt-une à vingt-deux lignes ; queue, dix pouces, composée de dix pennes étagées : dépasse les ailes, qui ne sont pas fort longues, de huit pouces et plus.
Je trouve une note de M. Commerson, sur un coucou du meme pays, très-ressemblant à celui-ci , et dont je me contenterai d indiquer les ditférences.
Il approche de la taille d’une poule, et pèse treize onces et demie; il a sur la tête un espace nu, sillonné légèrement, peint en bleu et environné d’un cercle de plumes d’un beau noir ; celles de la tête et du cou douces et soyeuses ; quelques barbes autour de la base du bec, dont le deuans est noir ainsi que la langue : celle-ci fourchue; 1 iris rougeâtre, les cuisses et le côté intérieur des pennes de l’aile noirâtres, les pieds noirs.
Longueur totale, vingt-un pouces trois quarts; bec, dix-neuf lignes, ses bords tranchants ; les narines semblables à celles des gallinacés ; l’extérieur des deux doigts postérieurs pouvant se tourner en avant comme en arrière (ce que j’ai déjà observé dans notre coucou d’Europe); vol, vingt-deux pouces ; dix-huit pennes à chaque aile.
Tout ce que nous apprend M. Commerson sur les mœurs de cet oiseau , c’est qu’il va de compagnie avec les autres coucous. Il paraît que c est une variété dans l’espèce du coucou verdâtre, et peut-être une variété de sexe : dans ce cas, je croirais que c’est le mâle.
a. Voyez lesplanclics enluminées, n» 815.
b « Cuculus ci’istatus, dorso olivari, ut et remigum marginibus exterioribus, fronte et ver- « tice; pectorc lufo; ventre fulvo. » Commerson.
* Cuculus Madagascariensis (Lim..). — Genre Coucous, sous-genre Couas (Guv.). — «Les « couas ne diffÈrcnt des coucous que par des tarses élevés. Ils niellent dans des creux d’arbre, « et ne pondent pas dans das nids étrangers : cela est vrai du moins pour les espèces dont on « connaît la propagation. (Cuvier.)