IV. LE COUA
Je conserve à ce coucou le nom qui lui a été imposé par les Iiabitanls de Madagascar, sans doute d’après son cri ou d’après quelque autre propriété: il a une huppe qui se renverse en arrière, et dont les plumes, ainsi que celles du reste de la tête et de tout le dessus du corps, sont d’un cendré verdâtre; la gorge et le devant du cou cendrés, la poitrine d’un rouge vineux, le reste du dessous du corps blanchâtre, les jambes rayées presque imperceptiblement de cendré; ce qui paraît des pennes de la queue et des ailes d’un vert clair, changeant en bleu et en violet éclatant; mais les pennes latérales de la queue terminées de blanc; l’iris orangé, le bec et les pieds noirs : il est un peu plus gros que notre coucou, et proportionné différemment.
Longueur totale, quatorze pouces; bec, treize lignes; tarse, dix-neuf lignes; les doigts aussi plus longs que dans notre coucou; vol, dix-sept i'.ouces; queue, sept pouces, composée de pennes un peu étagées : dépasse les ailes de six pouces.
M. Commerson a fait la description de ce coucou au mois de novembre, sur les lieux, et d’après le vivant; il ajoute qu’il porte sa queue divergente,' ou plutôt épanouie ; qu’il a le cou court, les ouvertures des narines obliques cl à jour ; la langue finissant en une pointe cartilagineuse, les joues nues, ridées et de couleur bleue. '
La chair de cet oiseau est bonne à manger; on le trouve dans les bois aux environs du Fort-Dauphin.