XX. — LE SAN-HIA DE LA CHINE
Ce coucou ressemble à l’espèce précédente , et conséquemment aux veuves, par la longueur des deux pennes intermédiaires de sa queue ; son plumage est très-distingué, quoiqu’il n’y entre que deux couleurs principales : le bleu plus ou moins éclatant règne en général sur la partie supérieure, et le blanc de neige sur la partie inférieure; mais il semble que la nature, toujours heureuse dans ses négligences, ait laissé tomber de sa palette quelques gouttes de ce blanc de neige sur le sommet de la tête, où il a formé une plaque dans laquelle le bleu perce par une infinité de points; sur les joues un peu en arrière, où il représente deux espèces de pendants d oreilles semblables à ceux de l’espèce précédente, sur les pennes, et les couvertures de la queue, qu’il a marquées chacune d’un œil blanc près de leur extrémité; de plus, il paraît s’être fondu avec l’azur du croupion eide la base des grandes pennes de l’aile, dont il a rendu la teinte beaucoup plus
a. « Cuculus supernè splendidè cæruleus, infernè niveus; uropygio dilutè cænileo; capite « nigricante; vertice albo, mlautis maculis cæruleis vario; macula rolundâ ponè ocnlos can- « didâ.; rectricibus splendidè cæruleis, maculà ovatà niveà apice notatis... » Coucou bleu de la Chine; en langue chinoise, San-hia. Brisson, t. IV, p. 157. — « Cuculus Sinensis, caudà « cnneiformi inacrourà, corpore cæruleo, sulitus albo, rectricum apicibns macula alhà... » Linnæus, Syst. nat., édit. XIII, p. 171, gen. 57, sp. 16. — Cucule di colore celesta délia China. Ornithol. ital., p. 83, sp. 14, pl. lxxx. — C’est une espèce nouvelle, dont on est redevable, ainsi que de beaucoup d’autres, à M. Poivre , qui l’a vue et dessinée vivante.
* Cuculus sinensis (Linn., Briss.). — C’est une pie et non un coucou : Corvus erijfhrorhynchos (Lath.l, Pica erylhrorJnjnchos (Vieill.). — Voyez la nomenclature ^ de lap. précédente.
OISEAUX DU VIEUX CONTINENT
claire : tout cela est relevé par la couleur sombre et noirâtre de la gorge et des côtés de la tête; enfin , la belle couleur rouge de l’iris, du bec et des
pieds, aioule les derniers traits à la parure de l’oiseau
^ Longueur totale, treize pouces ; bec, onze lignes, quelques barbes autour de sa base supérieure; tarse, dix lignes et demie ; queue, sept pouces et demi , composée de dix pennes fort inégales, les deux intermediaires dépassent les deux latérales qui les suivent immédiatement de trois pouces un quart , les plus extérieures de cinq pouces trois lignes, et les ailes de presque toute leur longueur.