XIX. — LE COUCOU HUPPÉ A COLLIER
Yoici encore un coucou décoré d’une huppe, et remarquable par la longueur des deux pennes de sa queue; mais ici ce sont les pennes intermé-
a. « Cuoulus cristatus, intoto corpore obscurè viridis ; rectrice utrimque extimâ longîssimà, « pinnulis in apice tantum præditâ... » Coucou vert huppé de Siam. Brisson, t. IV, p. Ibl. — M Cnculus Paradiseus, caudæ rectricibas extiinis binis longissimis, apice dilatatis; capite « cristato, corpore viridi... » Linnæus, Syst. nat., édit. XIII, gen. 57, sp. 22. — Cucule verde col ciuffo. Ornithol. ital., p. 82, pl. lxxy, fig. 9. — Cette espèce est nouvelle, et l’on en est redevable à M. Poivre.
b. Voyez les planclies enluminées, n® 274 , où cet oiseau est représenté, fig. 2, sous le nom de Coucou huppé de Coromandel.
c. « Cuculus cristatus, supernè nigricans, infernè albus; macula ponè oculos rotundà, « griseà; collo superiore torque albo cincto; remigibus majoribus rufls; rectricibus nigrican- « tibus... » Coucou, huppé de Coromandel. Brisson, t. IV, p. 147. — « Cuculus Coromandus, « caudâ cimeiformi, corpore nigro, subtùs albo, torque candido... » Linnæus, Syst. nat., édit. XUI, p. 171, sp. 20, gen. 57. — Cucule col ciuffo del Coromandel. Ornithol. ital., p. 82, sp. 8, pl. Lxxiv. — Celte espèce est nouvelle; elle a été observée et dessinée dans son pays natal par M. Poivre.
* Cuculus paradiseus (Linn., Briss.). — Ce n’est point un coucou, mais un edolius ou drongo : lanius malabaricus (Sliaw). « 11 faut observer que le cuculus paradiseus n’est que « le drongo de Paradis {lanius malabaricus), et que le cuculus sinensis n’est que la pie bleue « {corvus erythrorhynchos). Ces deux remarques sont de M. Levaillant, le naturaliste qui a le « mieux éclairci l’histoire des coucous. » (Cuvier.)
’*’* Cuculus coromandus (Linn.). — Genre et sous genre id. (Cuv.).
QUI ONT RAPPORT AU COüCOü. 345
diairesqui surpassent les latérales, comme cela a lieu clans la queue de quelques espèces de veuves.
II a toute la partie supérieure noirâtre, depuis et compris la tête jusqu’au bout de la queue, à l’exception d’un collier blanc qui embrasse le cou , et de deux taches rondes d’un gris clair qu’il a derrière les yeux, une de chaque côté, et qui représentent, en quelque manière, deux pendants d’oreilles : il faut encore excepter les ailes dont les pennes et les couvertures moyennes sont variées de roux et de noirâtre, ainsi que les scapulaires, et dont les grandes pennes et les couvertures sont tout à fait rousses; la gorge et les jambes sont noirâtres; tout le reste du dessous du corps blanc; l’iris jaunâtre; le bec cendré foncé; les pieds cendrés aussi, mais plus clairs. On trouve ce coucou sur la côte de Coromandel; sa grosseur est à peu près celle du mauvis.
Longueur totale, douze pouces un quart; bec, onze lignes; tarse, dix; ailes courtes; queue, six pouces trois quarts, composée de dix pennes, les deux intermédiaires beaucoup plus longues que les latérales, celles-ci étagées ; dépasse les ailes de cinq pouces et demi.