OISEAU ETRANGER QUI A RAPPORT A LA HUPPE
plumage. Il a la huppe, la gorge et tout le dessous du corps blancs sans tache; le dessus du corps, depuis la huppe exclusivement jusqu’au bout de la queue, d’un brun dont les teintes varient et sont beaucoup moins foncées sur les parties antérieures, une tache blanche sur l’aile; l’iris d’un brun bleuâtre; le bec, les pieds, et même les ongles, jaunâtres.
Cet oiseau se tient dans les grands bois de Madagascar, de l’île Bourbon 6t du cap de Bonne-Esperance; on a trouve dans son estomac des graines, des baies de pseudobuxus : son poids est de quatre onces, mais il doit varier beaucoup et être plus considérable aux mois de juin et de juillet, temps où cet oiseau est fort gras.
Longueur totale, seize pouces; bec, vingt lignes, très-pointu, le supérieur ayant les bords échancrés près de la pointe et l’arête fort obtuse, plus long que 1 inferieur, celui-ci tout aussi large ; dans le palais, qui est fort uni, d’ailleurs, de petites tubérosités dont le nombre varie ; narines comme notre huppe ; les pieds aussi, excepté que l’ongle postérieur, qui est le plus grand de tous, est très-crochu ; vol, dix-huit pouces; queue, quatre pouces dix lignes, composée de pennes à peu près égales, cependant les deux intermédiaires un peu plus courtes : dépasse d’environ deux pouces et demi les ailes, qui sont composées de dix-huit pennes.
LE PROMERUPE.“*
Celte espèce vient naturellement prendre sa place entre les huppes et les promerops, puisqu’elle porte sur la tête une touffe de longues plumes couchées en arriérent qui paraissent capables de former en se relevant une aigrette peu différente de celle de notre huppe : or en différât-elle un peu, toujours serait-il vrai que par ce seul caractère cet oiseau se rapproche de notre huppe plus que tous les autres promerops; mais d’un autre côté il se rapproche de ceux-ci et s’éloigne de la huppe par l’excessive longueur de sa queue.
Seba nous assure que cet oiseau vient de la partie orientale de notre continent, et qu’il est très -rare ; il a la gorge, le cou , la tête et la belle et
a. Avis paradisiaca, cristata, orientalis, rarissima... Seha, 1. 1, p. 48, pl. sxx, flg. 5. — Upupa manucodiata. peiû , Ordo av., p. 110, n» 15. — « Promerops cristatus, supernè diiutè « spadiceus , infernè dUutè cinereus; cristà, capite et collo nigris ; rectriciius dilutè spadiceis, « mms mtermediis longissimis... » Promerops huppé des Indes. Brisson, t. Il, p. 464. Dans la méthode de cet hahile ornithologiste , le genre des promerops ne diffère de celui de la huppe qne parce^ que ceux-là n'ont point de huppe sur la tête. — Upupa rectricibus duabus lonqissirrns... Linnæus, Syst. nat., éd. XIII, p. 184, sp. 3. — M. le vicomte de Querhoënt nous a commrmique une notice sur le mâle de cette espèce.
Upupa paradisœa (Lath., Gmel. ). — « L’upupa paradisœa n’est que le musckapa paror U dtsi {gobe-mouche de Ceylan] dont le bec a été mal dessiné. » (Cuvier.)
LE PROMERUPE.
grosse huppe dont sa tête est surmontée, d’un beau noir ; les ailes et la queue d’un rouge bai clair ; le ventre cendré clair; le bec et les pieds de couleur plombée : sa grosseur est à peu près celle d’un étourneau.
Longueur totale, dix-neuf pouces; bec, treize lignes, un peu arqué, trèsaigu ; tarse, environ neuf lignes; ailes courtes; queue, quatorze pouces un quart, composée de pennes fort inégales; les deux intermédiaires dépassent les latérales de plus de onze pouces, et les ailes de plus de treize.