LE PROMEROPS A AILES BLEUES
Ce promerops se plaît sur les hautes montagnes; il se nourrit de chenilles, de mouches, de scarabées et autres insectes. La couleur dominante sur la partie supérieure du corps est un gris obscur changeant en aigue-marine et en rouge pourpré; la queue est de la même couleur, mais d’une teinte plus foncée, et jette des reflets dorés d’un très-bel effet; les pennes des ailes sont d’un bleu clair et brillant; le ventre jaune clair ; les yeux surmontés d’une tache de même couleur; le bec noirâtre, bordé de jaune : cet oiseau est de la taille d’une grive.
Longueur totale, dix-huit pouces trois quarts ; bec, vingt lignes, un peu arqué ; tarse, huit lignes et demie; ailes courtes; queue, douze pouces un quart, composée de pennes fort inégales, les quatre intermédiaires beaucoup plus longues que les latérales : dépasse les ailes de onze pouces.
a. Avis ani Mexicana, caudâ longissimâ. Seta, Thesaur.,%. I, p. 73, pl. xlv, flg. 3. — Ce nom d’an* est appliqué par les Brasiliens an bout de peiun; reste à savoir sur quelle autorité se fonde Seba pour l’appliquer à notre promerops à ailes bleues : cela est d’autant plus suspect, que Seba renvoie à l’ouvrage de Nieremberg, liv. x , cliap. 44 ; et qu’il s’agit, à l’endroit cité , d’une espèce de canard à bec pointu : or, Seba s’étant si grossièrement trompé sur l’espèce , n’est-il pas à craindre qu’il ne se soit aussi trompé sur le climat, et ne pourrait-on pas douter que ce promerops fût vraiment du Mexique? — Falcinellus Mexicanus. Klein, Ordo av., p. 107, III ,4. — M. Moebring en fait une curruca, Av. gener., p. 37, gen. 18. — « Promerops « obscurè griseus, colore tbalassino et purpureo rubente, varians, ventre dilutèflavo; remi- « gibus majoribus dilutè cæruleis; rectricibus griseo-nigricantibus , saturatè viridi et purpureo «mixtis; quatuor intermediis longissimis... » Le promerops du Mexique. Brisson,t. II, page 463.
’’ Upupa mexicana (Lath., Gmel.). — Espèce douteuse. « h’upupa mexicana n’est du « moins pas du Mexique , comme le prétend Seba, en lui appliquant un passage de Nieremn berg, où il n’est question que d’un canard. » (Cuvier.)
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