‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 3)Chapitre 327 sur 495 · LE FOURNIER · texte numérisé non relu

LE FOURNIER

C’est ainsi que M. Commerson a nommé cet oiseau d’Amérique, qui fait la nuance de passage entre la famille des promerops et celle des guêpiers; il diffère des promerops en ce qu’il a les doigts plus longs et la queue plus courte - il diffère des guêpiers en ce qu’il n’a pas comme eux le doigt extérieur joint et comme soudé à celui du milieu dans presque toute sa longueur : on le trouve à Buenos-Ayres. „ ,

Le roux est la couleur dominante de son plumage, plus foncee sur les parties supérieures, beaucoup plus claire et tirant au jaune pale sur es parties inférieures ; les pennes de l’aile sont brunes, avec quelques teintes de roux plus ou moins fortes sur leur bord extérieur.

Longueur totale, huit pouces et demi; bec, douze à treize lignes; tarse, seize lignes; ongle postérieur le plus fort de tous; queue, un peu moins de trois pouces : dépasse les ailes d’environ un pouce.

LE POLOCHION.'***

Tel est le nom et le cri habituel de cet oiseau des Moluques ; il le répète sans cesse étant perché sur les plus hautes branches des arbres; et par le sens qu’a ce mot dans la langue moluquoise, il semble inviter tous les êtres

а. Seta dit in insulis Barbîcensibus , qui se traduit mieux, ce me semble, par îles de la

Berbice, que par îles Barbades. , ,

б. Voyez les planches enluminées, n» 739, où cet oiseau est représente sous le nom de

fournier de Buenos-Ayres.

c. Turdus fulvus de Commerson.

d. Ce mot, en langue des Moluques, signifie baisons-nous : et en conséquence M. Commerson propose de nommer cet oiseau yhïlemon ou philedon ou deosculator, c’est-à-dire, baiseur ; il me parait plus convenable de lui conserver le nom sous lequel il est connu aux iles Moluques, d’autant plus qu’il exprime son cri,

Merops rufus (Latli., Gmel.). — Genre Grimpereaux, sous-genre Fourniers (Cuv.). Merops moluccensis (Lath., Gmel.)* — Famille des Passereaux dentii ostres ^ genre i ledons (Cuv.)-

LE POLOCHION. 3g^

sensibles à l'amour et à la volupté. Je le place encore entre les promerons et les guepiers. parce que je lui trouve le bec de ceux-ci et les pieds de

Le polochion a tout le plumage gris, mais d’un gris plus foncé sur les parties supérieures, et plus clair sur les inférieures; les joues noires- le bec noirâtre; les yeux environnés d’une peau nue; le derrière de la tête varié de blanc : les plumes du toupet font sur le front un angle rentrant et les plumes de la naissance de la gorge se terminent par une espèce de soie : 1 individu qu’a décrit M. Commerson venait de l’île de Bouro l’une des Moluques soumises aux Hollandais; il pesait cinq onces, et avait à peu près la taille du coucou.

Longueur totale, quatorze pouces; bec très-pointu, long de deux pouces large à sa base de cinq lignes, à son milieu de deux lignes, épais à sa base de sept lignes, au milieu de trois lignes et demie, ayant ses bords échancrés près de la pointe; narines ovales, à jour, recouvertes d’une membrane par deinere, situées plus près du milieu du bec que de sa base; langue é°'ale au bec, terminée par un pinceau de poil ; le doigt du milieu uni par sa base avec le doigt extérieur; le postérieur .le plus fort de tous; vol, dix-huit pouces; queue, cinq pouces deux tiers, composée de douze pennes égales, à cela près que la paire extérieure est un peu plus courte que les autres ; dépasse- de trois pouces les ailes composées de dix-huit pennes; la plus extérieure une fois plus courte que les trois suivantes, qui sont les plus longues de toutes.

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