LE MEROPS ROUGE ET BLEU
Seba, à qui nous devons la connaissance de cet oiseau, paraît avoir été ébloui de son plumage, et avec raison, car la couleur du rubis brille sur sa tête, sa gorge et tout le dessous du corps : elle se remontre sur les couvertures supérieures des ailes, mais sous une nuance plus foncée ; un bleu clair et brillant règne sur les pennes de ces mêmes ailes et sur celles de la queue ; l’éclat de ces belles couleurs est relevé par le contraste des teintes plus sombres et des espaces variés de noir et de blanc, distribués à propos sur la^ partie supérieure; le bec et les pieds sont jaunes, et les ailes sont doublées de la même couleur ; les plumes rouges du dessous du corps ont
a- PicaBrasüiensisamœnissîmis colorïbus.Sèhz., Thésaurus, t.l, 'a. U-i pI.Lxvi fle 1 —
Ardeæ adfinis Mœhring généra, gen. lOS, p. 81. - « Apiaster supernè fusco et nigro
varius, inferne splendide raber; capite nibro; tectricibus alarum inferioribus dilutè luteis: « remigibus rectricibusque dilutè cæruleis... » Guêpier du Brésil. Brisson, t. IV, p. S40.
* Merops Irasiliensis (Lath., Gmel. ). — Probablement, un troupials , selon Cuvier.