‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 3)Chapitre 353 sur 495 · V. — l’engoulevent a lunettes ou le haleur · texte numérisé non relu

V. — l’engoulevent a lunettes ou le haleur

On a cru voir quelque rapport entre les narines saillantes de cet oiseau et une paire de lunettes : de là son nom à’ engoulevent à lunettes; quant à celui de haleur, on juge bien qu’il doit avoir rapport à son cri.

a. Voyez Marcgrave, à l’endroit cité.

b. Voyez les planches enluminées, n° 325, où cet oiseau est représenté sous le nom de Granâ Crapavd-volant de Cayenne.

c. Noctua minor ex pallido et fusco varia; en anglais, the small wood-owl. Sloane, Jamaïca,j). 296, pl. 255, lig. 1. — Mœhring, Gener. ayjum,'p. 47, gen. 40. — Strix capite lævi, plumis griseo-albidis labiorum piîosis ; en anglais, creech-owl. Browne, Jamaîca, p. 473. — Strix sylvatica major pulla ; à la Jamaïque , le halleur. Barrère, France équinox., p. 148. — ■ Ulula Americana ex pallido et fusco varia; idem. Barrère, Novum spechn., p. 29, class. 3,

* Caprimulgus americanus (Lath., Gmel. ).

OISEAUX ÉTRANGERS

Cet engoulevent vit d’insectes comme tons les autres, et ressemble, par la conformation des parties intérieures, au guira de M. Sloane, avec lequel ii va de compagnie, car il se trouve à la Jamaïque comme le gin ra, et de plus à la Guiane; son plumage est varié de gris, de noir et de mais les teintes sont plus claires sur la queue et les ailes ; il a le bec non , les pieds bruns et beaucoup de plumes sur la lete et sous la gorge.

Longueur, suivant M. Sloane, sept pouces; bec petit a grande oiivertuie, le supérieur un peu crochu, long de trois lignes (sans doute à compter depuis la naissance des plumes du front ) , bordé de moiistaclies noires; tarL, avec le pied, dix-huit lignes; vol, dix pouces; sur quoi il fautremarauer • 1“ que ces mesures ont été prises avec le pied anglais , un peu plus ?ourt‘que le nôtre; 2° que M. Brisson indique d’autres mesures que M. Sloane, mais que selon toute apparence il les a empruntées de la fioU ^ donnée par M. Sloane lui-même, laquelle est beaucoup plus gran e qu^e ne le suppose le texte de cet auteur, pris à la lettre ; 3- que dans cette nui n’est pas sons vraisemblance, la longueur de 1 oiseau fisee a sept pouce par M. Sloane semble devoir se prendre de la base du bec a a base de a queue ce qui concilierait les dimensions de la figure avec celles qui son énoncées dans le texte. Cependant je ne dois pas dissimuler que M. Ray, sans s’arrêter à la figure de f oiseau donnée par M. Sloane, et sans prendre garL vi’il est fort ^re que l’on donne de pareilles figures grossies, s u tient àla lettre du texte, et regarde cet engoulevent comme un tres-pelit

oiseau.

YI l’engoulevent varié de cavenne.

Tous les oiseaux de ce genre sont variés, mais celui-ci l’est plus que les autres; c’est aussi l’espèce la plus commune dans lile de Cayenne, Cet engoulevent se tient dans les plantages, les chemins e autres endroits couverts; lorsqu’il est à terre il tait entendre un cri faible, toujours accom-

p. 180, n . ^ raorimulqus Americanus,tubuhs narmm emtnen-

nase. Klein, Ordo avium, p. 81, op. • i snhcericâ inutrâque alâ, de Browne

um, : ~ror . “» ,rr«s - . Ciirgas laU colp.rs gn.eo-

« ceis... » Telie-chèvre de la Jamaïque. Brisson, t. II, p. 480. - bucema cap

'T. yIZT pbnlî S'iWnées! n? où cet oiseau est représenté sous le nom de

r««.0»ir? s’appelle à C.,eaae, copo.-al. Bamre, frawe Spamaa., p. U8. - Jmeri»»» el«S««W van„atus. Bariere, Speom.

novum , p. 31.

* Caprimulgus cayanus (Lath.). - Caprimulgus cayennemis CGmel.). - Genre Engoulevents.

QÜI ONT RAPPORT A L’ENGOULEVENT, pagné d’un mouvement de trépidation dans les ailes; ce cri a du rapport avec celui du crapaud, et si l’engoulevent d'Europe en avait un semblable, on aurait été bien fondé à lui donner le nom de crapaud-volant. Celui de Cayenne, dont il s’agit ici, a encore un autre cri qui n’est pas fort dilférent de l’aboiement d’un chien; il est peu farouche et ne part que lorsqu’on est fort près, encore ne va-t-il pas loin sans se poser.

fl a la tête rayée finement de noir sur un fond gris, avec quelques nuances de roux; le dessus du cou rayé des mêmes couleurs, mais moins nettement; de chaque côté de la tête cinq bandes parallèles rayées de noir sur un fond roux; la gorge blanche, ainsi que Je devant du cou; le dos rayé transversalement de noirâtre sur un fond roux ; la poitrine et le ventre rayés aussi, mais moins régulièrement, et semés de quelques taches blanches ; le bas-ventre et les jambes blanchâtres, tachetés de noir : les petites et moyennes couvertures des ailes variées de roux et de noir, de sorte que le roux domine sur les petites, et le noir sur les moyennes; les grandes terminées de blanc, d’où il résulte une bande transversale de cette couleur • les pennes des ailes noires ; les cinq premières marquées de blanc vers les deux tiers ou les trois quarts de leur longueur ; les couvertures supérieures et les deux pennes intermédiaires de la queue rayées transversalement de noirâtre sur un fond gris, brouillé de noir; les pennes latérales noires bordées de blanc, ce bord blanc d’autant plus large que la penne est plus extérieure; l’iris jaune; le bec noir et les pieds brun jaunâtre.

Longueur totale, environ sept pouces et demi ; bec, dix lignes, garni de moustaches ; tarse, cinq lignes ; queue, trois pouces et demi ; dépasse les ailes d’environ un pouce.

Vif. — l’engoulevent acutipenne de la guiane.

Cet oiseau diffère de l’espèce précédente, planche 760, non-seulement par ses dimensions relatives, mais par la conformation des pennes de sa queue, qu’il a pointues; il y a aussi quelques différences dans les couleurs du plumage. Celui-ci a le dessus de la tête et du cou rayé transversalement, mais pas bien nettement, de roux brun et de noir ; les côtés de la tête variés des mêmes couleurs, en sorte néanmoins que le roux y domine; le dos rayé de noir sur un fond gris, et le dessous du corps sur un fond roux; les ailes à peu près comme dans l’espèce précédente; les pennes de la queue rayées transversalement de brun sur un fond roux pâle et brouillé, terminées de noir, mais cette tache noire qui termine est précédée d’un peu de blanc; le bec et les pieds sont noirs,

a. Voyez les planches enlnminées, n° 732.

* Caprimulgus acutus (Lath., Gm^\.). — Gèmè Engoulevents (Cuv.).

^20 OISEAUX ÉTRANGERS

On dit que ces oiseaux se mêlent quelquefois avec les chauves-souris, ce qui n’est pas fort étonnant vu qu’ils sortent de leur retraite aux mêmes heures et qu’ils donnent la chasse au même gibier. Probablement, c est à ce même engoulevent que doit se rapporter ce que dit M. de la Borde d une petite espèce de la Guiane, qu’elle fait sa ponte, ainsique les ramiers, les tourterelles, etc., aux mois d’octobre et de novembre, c’est-a-dire deux ou trois mois avant les pluies : on sait que la saison des pluies, qui commence à la Guiane vers le 15 décembre, est aussi dans cette même contrée la saison de la ponte pour la plupart des oiseaux.

Longueur totale, environ sept pouces et demi ; bec, sept lignes; queue, trois pouces, composée de dix pennes égales ; est dépassée par les ailes de quelques lignes.

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