IX. — LE MONTVOYAU DE LA GUIANE
Montvoyau est le cri de cet engoulevent, qui en prononce distinctement les trois syllabes et les répète assez souvent le soir dans les buissons ; on ne doit pas être surpris que ce mot soit devenu son nom. Il se rapproche de notre engoulevent par la tache blanche qu’il a sur les cinq ou six premières pennes de l’aile, dont le fond est noir, et par une autre tache ou bande blanche qui part de l’angle de l’ouverture du bec, se prolonge en arrière, et, ce qui n’a pas lieu dans l’espèce européenne, s’étend jusque sous la gorge; il a aussi en général plus de fauve et de roux dans son plumage, qui est varié presque partout de ces deux couleurs; mais elles prennent différentes leintes et sont disposées diversement sur les différentes parties : par raies transversales sur la partie inférieure du corps et les pennes moyennes des
a. Voyez les planches enluminées, n» 733.
* Caprimulgus griseus (Lath., Gmel.). — Espèce douteuse.
- Caprimulgus giiyanensis {huih., Gmd.). - Espèce très-voisine du caprimulgus virgt- (ianus, selon Cuvier. (Voyez la nomenclature de la page 413.)
QUI ONT RAPPORT A L’ENGOULEVENT, ailes; par bandes longitudinales sur le dessus de la tête et du cou; par bandes obliques sur le haut du dos ; enfin par taches irrégulières sur le reste du dessus du corps, où le fauve prend une nuance de gris.
Longueur totale, neuf pouces; bec, neuf lignes et demie, environné de moustaches; tarse nu; ongle du milieu dentelé sur son côté extérieur; queue, trois pouces ; dépasse les ailes d’un pouce.