‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 3)Chapitre 477 sur 495 · LE JACAMAR PROPREMENT DIT · texte numérisé non relu

LE JACAMAR PROPREMENT DIT

PBEMIÈRE ESPÈCE.

La longueur totale de cet oiseau est de six pouces et demi, et il est à peu près de la grosseur d’une alouette; le bec est long d’un pouce cinq lignes a queue n a que deux pouces, et néanmoins elle dépasse d’un pouce les ailes lorsqu’elles sont pliées; les pennes de la queue sont bien régulièrement etagees; les pieds sont très-courts et de couleur jaunâtre; le bec est noir, et les yeux sont d’un beau bleu foncé; la gorge est blanche et le ventre est roux ; tout le reste du plumage est d’un vert doré très-éclatant avec des reflets couleur de cuivre rouge. ’

Dans quelques individus, la gorge est rousse aussi bien que le ventredans d autres, la gorge n’est qu’un peu jaunâtre ; la couleur du dessus du corps est aussi plus ou moins brillante dans différents individus, ce qu’on peut attribuer à des variétés de sexe ou d’âge.

On trouve cet oiseau à la Guiane comme au Brésil ; il se tient dans les a. Voyez les planches enluminées, n» 238.

h. Jacamar, jacammaciri Brasiliensibus. Marcgrave, Hist. nat. Brasil p 202 — Jarnm

BrasiUensium A/a.j/.a.n, Willnghb^ P 96. - Ray, Synops. avi., p. 44, n» 3. - Galbula. Mœhring, AvL, gen 107 - Picus Brasiltensis jacammaciri Marcgravii, Wülughbi. Klein, Avi. p 28 pois ’ip lacammacin de Marcgraye. Edw^^^^ Glan., p.261, avec une bonne planche enluminée n 334. - « Galbu.a snperne vmdi-aurea, cupri pnri colore varians, infernè rufa- pectoré

orso concolore; remigibus majoribus nigricantibus, oris exterioribus viridi-aureis cupri puri « colore variantibus... » Galbula. Brisson, Ornithol.,i. IV, p. 86; et pl. 5, fig i 1 Les fau xages de la Guiane appellent cet oiseau venetou, et les créoles le nomment colibri des grands

1 On en connaît beaucoup plus aujourd'hui. - « Les espèces d’Amérique ont le bec plus

Linn, ou galbula par adisea, LsAh , galbula ruflcc^uda, albtrostns, albiventris , etc.). Mais il y en a dans l’archipel des Indes ^dont le « bec plus court, plus gros et un peu arqué les rapproche des guêpiers. Leurs doigts antérieurs « sont plus séparés. Ce sont les Jacamerops de Levaülant. Ce naUiraliste en donne mS un ” saurait point d’arete en dessus (le grand jacamar). Enfin, il y en a (les Jaca-

« mar-Alcyon) , qui nont que trois doigts; ils vivent au Brésil. » (Cuvier.)

Alcedo galbula (Linn.). — Galbula viridis (Lath. ).

ti(33 LE JACAMAR PROPREMENT DIT.

forêts, où il préfère les endroits les plus humides, parce que, se nourrissant d’insectes, il y en trouve en plus grande quantité que dans les terrains plus secs ; il ne fréquente pas tes endroits découverts et ne vole point en troupe, mais il reste constamment dans les bois les plus solitaires et les plus sombres- son vol, quoique assez rapide, est très-court 5 il se perche sur les branches à une moyenne hauteur, et y demeure sans changer de place pendant toute la nuit et pendant ta plus grande partie de la journée; il est toujours seul et presque toujours en repos : néanmoins, il y a ordinairement plusieurs de ces oiseaux dans le même canton de bois, et on les entend se rappeler par un petit ramage court et assez agréable. Pison dit qu’on les mange au Brésil, quoique leur chair soit assez dure.

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