‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 3)Chapitre 479 sur 495 · LE JACAMAR A LONGUE QUEUE. C · texte numérisé non relu

LE JACAMAR A LONGUE QUEUE. C

mais c’est peut-être leur seule habitude commune, car ceux-ci fréquentent quelquefois les lieux découverts. Ils volent au loin et se perchent jusque sur la cime des arbres ; ils vont aussi par paires, et ne paraissent pas être aussi solitaires ni aussi sédentaires que les autres ; ils n’ont pas le même ramage, mais un cri ou sifflement doux qu’on n’entend que de près, et qu’ils ne répètent pas souvent.

LES TODIERS *

MM. Sloane et Browne “ sont les premiers qui aient parlé de l’un de ces oiseaux, et ils lui ont donné le nom latin todus , que nos naturalistes français ont traduit par celui de todier. ils ne font mention que d’une seule espèce qu’ils ont trouvée à la Jamaïque; mais nous en connaissons deux ou trois autres, et toutes appartiennent aux climats chauds de l’Amérique. Le caractère distinctif de ce genre est d'avoir, comme les martins-pêcheurs et les manakins, le doigt du milieu étroitement uni et comme collé au doigt extérieur jusqu’à la troisième articulation, et uni de même au doigt intérieur, mais seulement jusqu’à la première articulation. Si l’on ne consultait que ce caractère, les todiers seraient donc du genre des martins-pêcheurs ou de celui des manakins, mais ils diffèrent de ces deux genres, et même de tous les autres oiseaux, par la forme du bec, qui dans les todiers est long, droit, obtus à son extrémité, et aplati en dessus comme en dessous, ce qui les a fait nommer petites-palettes ou petites- spatules par les créoles de la Guiane. Celte singulière conformation du bec suffit pour qu’on doive faire un genre particulier de ces oiseaux.

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