‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 3)Chapitre 480 sur 495 · LE TOLIER DE L’AMÉRIQUE SEPTENTRIONALE · texte numérisé non relu

LE TOLIER DE L’AMÉRIQUE SEPTENTRIONALE

PREMIÈRE ESPÈCE

Ce todier n’est pas plus gros qu’un roitelet, et n’a tout au plus que quatre pouces de longueur. Nous ne copierons pas ici les longues descriptions

a. Browne, Hist. nat. Jamdica, p. 476.

h Voyez les planches enluminées, n° 583, figures 1 et 2, sous la dénomination de Todier de Saint-Domingue.

c. Todus viridis pectore ruhro. Browne, Hist. nat. Jamaica, p. 476. — Rubecula viridis elegantissima. Green sparroio , or green huming bird. Sloane, Voy. of Jamaica ^ t. II, p. 306, n» 36, avec une mauvaise figure, pl. 263 , fig 1. — Rubecula viridis elegantissima. Ray, Bynops. avi., p. 187, n» 40. — Sylvia guld phæniceâ. Klein, Avi., p. 79, n’ 16. — Rubecula

* Ordre des Passereaux, division des Syndactyles , genre Todiers (Cuv. ).

** Todus viridis ( Linn. ).

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qu’en ont données MM. Browne, Sloane et Brisson, parce qu’il sera toujours très-aisé de reconnaître cet oiseau, lorsqu on saura qu avec un bec si singulier, le mâle est entièrement d’un bleu faible et léger sur le dessus du corps et blanc sous le ventre, avec la gorge et les flancs couleur de rose ; et que la femelle n’est pas bleue, comme le male, mais d un beau vert sur le dos, et que le reste de son plumage est semblable à celui du male, c est-à-dire blanc et couleur de rose aux mêmes endroits; le bec de l’un et de l’autre est rougeâtre, mais d’un rouge plus clair en dessous et plus brun en dessus; les pieds sont gris, et les ongles sont longs et crochus. Cet oiseau se nourrit d’insectes et de petits vers ; il habite dans les lieux humides et solitaires. Les deux individus qui sont représentes dans la planche enluminee, n“ 585, fig. 1 et 2, nous ont été envoyés de Saint-Domingue par M. Chervain , sous le nom de perroquets de terre; mais il ne nous a transmis que la description de la femelle. Il observe que le mâle a dans le temps de ses amours un petit ramage assez agréable ; que la femelle fait son nid dans la terre sèche, et préférablement encore dans le tuf tendre : il dit que ces oiseaux choisissent à cet effet les ravines et les petites crevasses de la terre; on les voit aussi nicher assez souvent dans les galeries basses des habitations, et toujours dans la terre ; ils la creusent avec le bec et les pattes ; ils y forment un trou rond, évasé dans le fond, où ils placent des pailles souples, de la mousse sèche, du coton et des plumes, qu’ils disposent avec art. La femelle pond quatre ou cinq œufs, de couleur grise et tachetés de jaune foncé.

Ils attrapent avec beaucoup d’adresse les mouches et autres petits insectes volants : ils sont très-difficiles a élever ; cependant on y réussirait peut-etre, si on les prenait jeunes, et si on les faisait nourrir par le pere et la mère, en les tenant dans une cage jusqu à ce qu ils fussent en état de manger seuls. Ils sont très-attachés à leurs petits, ils en poursuivent le ravisseur, et ne l’abandonnent pas tant qu’ils les entendent crier.

Nous venons de voir que MM. Sloane et Browne ont reconnu cet oiseau a la Jamaïque; mais il se trouve aussi à la Martinique, d ou M. de Chanvalon l’avait envoyé à M. de Réaumur. 11 parait donc que cette espèce appartient aux îles et aux terres les plus chaudes de 1 Amérique septentrionale ; mais nous n’avons aucun indice qu’elle se trouve également dans les climats de l’Amérique méridionale, du moins Marcgrave n’en fait aucune mention.

viridis elegantissima. Edwards, Hist. of Birds , t. 111 , p. 121, ayec ue6 bonne planche coloriée. — « Todus supernè viridis, infernè albo-lutescens , roseo adumbratus ; gutture rubro; « lateribus roseis; tectricibus caudæ inferioribns sulphureis; rectricibus subtùs cinereis. « supernè decem intermediis viridibus, interiùs cinereo marginatis, .utrimque extimà cine- « reâ... » Todus. Brisson, Ornithol., t. IV, p. 528, pl. 41, fig. 2.

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