II
J30 LE GUIRA-BERABA.
assurer que ce n’est pas un figuier; il est grand comme le chardonneret, ce qui excède la taille ordinaire des figuiers et même un peu celle des pitpits, qui communément sont plus gros que les figuiers; il a le dessus de la tête, le cou, le dos, les ailes et la queue d’un vert clair, la gorge noire, le reste du dessous du corps et le croupion d’un jaune doré; quelques pennes des ailes sont brunes à leurs extrémités; le bec est droit, aigu et jaune, avec un peu de noir sur la mandibule supérieure ; les pieds sont bruns.
Nous observerons que M. Brisson a confondu cet oiseau avec celui que Pison a donné sous le nom de guira perea, quoique ce soient certainement deux oiseaux différents; car le guira perea de Pison a le plumage entièrement de couleur d’or, à l’exception des ailes et de la queue, qui sont d’un vert clair, et il est de plus tacheté comme l’étourneau sur la poitrine et le ventre. Il n’y a qu’à comparer ces deux descriptions pour voir évidemment que le guira perea de Pison n’est pas le même oiseau que le guira beraba de Marcgrave, et qu’ils ont seulement le même nom guira, mais avec des épithètes différentes, ce qui prouve encore qu’ils ne sont pas de la même espèce.