I. LE ROITELET RUBIS
Je ne puis m’empêcher de regarder cel oiseau de Pensylvanie comme une , variété de grandeur dans l’espèce de notre roitelet : à la vérité, sa couronne est un peu différente et dans sa forme et dans sa couleur ; elle est plus arrondie, d’un rouge plus franc, plus décidé, et dont l’éclat le dispute au rubis; de plus , elle n’est point bordée par une zone noire. Le roitelet rubis a en outre le dessus du corps d’un olivâtre plus fonce sur les parties anterieures, plus clair sur le croupion, sans aucun mélange de jaune 3 une teinte de cette dernière couleur sur la partie inferieure du corps, plus foncee sur la poitrine 5 mais sa plus grande différence est celle de la taille, étant plus gros, plus pesant dans la raison de onze a huit. Quant au reste, ees deux oiseaux se ressemblent à quelques nuances près. Je veux dire dans ce que laissent voir des oiseaux morts et desséchés; car les mœurs, les allures, les habitudes naturelles du roitelet rubis nous sont inconnues, et si Jamais on découvre qu’elles sont les mêmes que celles de notre roitelet, c’est alors qu’il sera bien décidé que ces deux oiseaux sont de la même espèce.
Dans la race du roitelet rubis, la couronne appartient aux mâles exclusivement, et l’on en chercherait en vain quelque vestige sur la tête de la femelle; mais elle a d’ailleurs à peu près le même plumage que son mâle, et de plus elle est exactement de même poids.
Longueur totale, quatre pouces un quart ; bec, cinq lignes et demie ; vol , six jiouces et demi ; tarse, huit lignes; doigt du milieu, six ; queue, dix-huit, composée de douze pennes; dépassé les ailes d environ un demi-pouce.
On peut rapporter à cette variété l’individu que M. Lebeau a trouvé à la Louisiane, et qui a le derrière de la tête ceint d’une espèce de couronne cramoisie. A la vérité, ses dimensions relatives sont un peu différentes, mais point assez, ce me semble, pour constituer une nouvelle variété, et d’autant moins que dans tout le reste ces deux oiseaux se ressemblent beaucoup, et que tous deux appartiennent au même climat.
Longueur totale, quatre pouces un quart; bec, six lignes; queue, vingiune lignes, dépassant les ailes de huit a neuf lignes.
a. Ruhis-crowncd wren. Edwards, pl. 254, figure supérieure. — «Parus supernè saturatè « olivaceus, infernè albo-flavicans { veiticè splendidè rubro, Mas) ; tænià duplici transversa in « alis albo-llavicante, reclricibus supernè saturatè fuscis, infernè cinereis, oris exterioribus « olivaceo-flavicanlibus, » Calendula Pensylvanica , poul ou souci de Pensylvanie. Bnsson, t. III, p. 584.
* « C’est le motacilla calendula (Gmel.) , le sylvia calendula (Lath.) , et le regulus rubi- V neus (Vieill.). » (Desmarets).