‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 3)Chapitre 75 sur 495 · LE PETIT DEUIL · texte numérisé non relu

LE PETIT DEUIL

J’appelle ainsi une petite mésange que M. Sonnerai a rapportée du cap de Bonne-Espérance, et dont il a fait paraître la description dans le Journal de physique. Les couleurs de son plumage sont en effet celles qui constituent le petit deuil, du noir, du gris, du blanc; elle a la tête, le cou, le dessus et le dessous du corps d’un gris cendré clair; les pennes des ailes noires bordées de blanc ; la queue noire dessus, blanche dessous ; l’iris, le bec et les pieds noirs.

Celte mésange se rapproche des précédentes, surtout de la mésange à longue queue, par la manière de faire son nid ; elle l’établit dans les buissons les plus épais, mais non à l’extrémité des branches , comme l’ont supposé quelques naturalistes ; le mâle y travaille de concert avec sa femelle. C’est lui qui, frappant de ses ailes avec force sur les côtés du nid, en rapproche les bords qui se lient ensemble et s’arrondissent en forme de boule allongée; l’entrée est dans le flanc, les œufs sont au centre dans le lieu le plus sûr et le plus chaud. Tout cela se trouve dans le nid de la mésange à longue queue ; mais ce qui ne s’y trouve pas, c’est un petit logement séparé où le mâle se tient tandis que la femelle couve.

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