QUI ONT RAPPORT AUX MÉSANGES
cliarmenl les ennuis de la prison, mais ils les abrègent; car on sent bien qu’avec un pareil régime ils ne doivent pas vivre fort longtemps, par cette réglé générale que l’intensité de l’existence en diminue la durée. Si tel est leur but, s’ils ne cherchent en effet qu’à faire finir promptement leur captivité, il faut avouer que dans leur désespoir ils savent choisir des moyens assez doux. M. Commerson ne nous dit pas si ces oiseaux remplissent avec la même ardeur toutes les autres fonctions relatives à la perpétuité de l’espèce, telles que la construction du nid, l’incubation, l’éducation ; enfin s’ils pondent, comme nos mésanges, un grand nombre d’œufs. D’après la marche ordinaire de la nature, qui est toujours conséquente, l’affirmative est assez probable, avec toutes les modifications néanmoins que doit y apporter la différence de climat et les bizarreries de l’instinct particulier, qui n’est pas toujours aussi conséquent que la nature.
Leur plumage est en entier d’un noir d’ardoise qui règne également sur le dessus et le dessous du corps, et dont l’uniformité n’est interrompue que par une bande mi-partie de jaune et de roux, posée longitudinalement sur l’aile, et formée par la bordure extérieure de quelques-unes des pennes moyennes; cette bande a trois dentelures à son origine, vers le milieu de l’aile, qui est composée de quinze ou seize pennes assez peu différentes en longueur,
La mésange amoureuse pèse trois gros; elle est de la forme des autres mésanges, et d’une taille moyenne®; mais elle a la queue courte, et par cette raison sa longueur totale est d’autant moindre, et de cinq pouces un quart seulement; bec, huit lignes, noir à la base, d’un orangé vif à l’extrémité opposée; la pièce supérieure, excédant un peu l’inférieure et ayant ses bords légèrement échancrés vers la pointe; langue comme tronquée par le bout, ainsi que dans les autres mésanges; tarse, huit lignes; doigt du milieu le plus long de tous, adhérant par sa première phalange au doigt extérieur ; les ongles formant un demi-cercle par leur courbure, le postérieur le plus fort de tous; vol, sept pouces et demi ; queue, près de deux pouces, un peu fourchue, composée de douze pennes : dépasse les ailes d’un pouce et plus.