VI. — LA MÉSANGE AMOUREUSE
La Chine a aussi ses mésanges : en voici une dont nous devons la connaissance à M. l’abbé Gallois, qui l’avait apportée de l’extrémité de l’Asie et qui la fit voir à M. Commerson en 17G9. C’est sur la foi de celui-ci que je place cet oiseau à la suite des mésanges, dont il s’éloigne visiblement par la longueur et la forme de son bec.
Le surnom d’amoureuse donné à cette espèce indique assez la qualité dominante de son tempérament : en effet, le mâle et 1a femelle ne cessent de se caresser; au moins, dans la cage, c’est leur unique occupation; ils s’y livrent, dit-on, jusqu’à l’épuisement, et de cette manière non-seulement ils
a. Parus erastes, l’amoureux delà Chine. Commerson - Quelques-uns lui donnent le nom de chanoinesse, à cause de sa robe noire et de ses petites manchettes , comme on a donné le nom de chanoine au bouvreuil, celui de nunnetle à la charbonnière, etc.
* Parus cyanus (l'ail.). — « Le parus cyanus et le parus sœlbyensis paraissent à Bcchsteiu <i les deux sexes d’une même espece. » (Cuvier. )
** Parus amalorius (Gmel.).