‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 3)Chapitre 98 sur 495 · Variété du grimpereau ordinaire · texte numérisé non relu

Variété du grimpereau ordinaire

Certhia muraria (Linn. ). — Tichodroma muraria (lllig.). — Genre Grimpereaux, sousgenre écheleltes ou Grimpereaux de murailles (Cuv.).

^,,g le grimpereau de muraille.

d le fait sur les murailles ; il y loge, il y grimpe, il y chasse, il y pond je comprends sous ce nom de murailles, non-seulement celles des hommes , mais encore celles de la nature, c’est-à-dire les grands rochers coupes a nie ^ M. Kramer a remarqué de ces oiseaux qui se tenaient dans les cimetières par préférence, et qui pondaient leurs œufs dans des crânes humains'. Ils volent en battant des ailes à la manière des huppes, et quoiqu ils soient plus gros que le précédent, ils sont aussi remuants et aussi vifs; les mouches, les fourmis, et surtout les araignées, sont leur nourriture ordinaire.

Belon croyait que c’était une espèce particulière à la province d Auvergne'* : cependant elle existe en Autriche, en Silésie, en Suisse, en Pologne, en Lorraine, surtout dans la Lorraine allemande, et même, selon quelquesuns, en Angleterre; selon d’autres, elle y est au moins fort rare'; elle est au contraire assez commune en Italie, aux environs de Bologne et de Florence, mais beaucoup moins dans le Piémont. ■ > .

C’est surtout l’hiver que ces oiseaux paraissent dans les lieux habites, et, si l’on en croit Belon, on les entend voler en l’air de bien loin, venant des montagnes, pour s’établir contre les tours des villes. Ils vont seuls, ou tout au plus deux à deux, comme font la plupart des oiseaux qui se nourrissent d’insectes, et quoique solitaires, ils ne sont ni ennuyés ni tristes f, tant il est vrai que la gaieté dépend moins des ressources de la société que de 1 organisation intérieure ! . , , i .

Le mâle a sous la gorge une plaque noire qui se prolonge sur le devan

du cou, et c’est le trait caractéristique qui distingue ce mâle de sa femelle ; le dessus de la tête et du corps d’un joli cendré, le dessous du corps d un cendré beaucoup plus foncé ; les petites couvertures supérieures des ai es couleur de rose; les grandes noirâtres, bordées de couleur de rose; les pennes terminées de blanc et bordées, depuis leur base jusqu’à la moitié de leur longueur, de couleur de rose qui va s’affaiblissant et qui s éteint presque sur les pennes les plus proches du corps ; les cinq premières marquées sur le côté intérieur de deux taches d’un blanc plus ou moins pur, et les neuf suivantes d’une seule tache fauve; les petites couvertures inferieures,

«busaue cxtcriùs piimà medietate roscis; reetneibus nigricantibus , apice snrdidè cinereo « fimbriatis binis ulrimque extimis apice albis, » Certliia muraUs, le grimi^reau de muiaill . üifsTr, t IIl p. 607. -Quelciues-uns l'appellent pic d’Auvergne, suivant M. Salerne,

llist. noi. des oiseaux, p. 113.

/T On ilit fiiissi clu'il pond d<ins des trous d irbrcs»

I U ni de pic cic Lntagne qu’on lui donne à Turin est un indice qu’on le soupçonne au • c rinno T^TV<! dp s’acconimodcr aussi bien des trous de rochers que de ceux de murailles, ^Tailleurs SchJenckfeld dit qu’on le voit communément dans les citadelles qui sont situées

sur les montagnes.

c. Ausir. inf., p. 336.

d. Nature des oiseaux , à l’endroit cité. , , , n iv inimk vue non

e. M. Edivards ne la croit ni native ni de passage en Angleterre; il ne 1 y a jamais vue,

plus que Ilay et Willughhy.

f. « Us sont gais etvioges, » dit Belon.

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