LE GRIMPEREAU DE MURAILLE. M
les plus voisines du bord, couleur de rose, les autres noirâtres j les pennes de la queue noirâtres, terminées, savoir : les quatre paires intermédiaires de gris sale, et les deux paires extérieures de blanc, le bec et les pieds noirs.
La femelle a la gorge blanchâtre. Un individu que j’ai observé avait sous la gorge une grande plaque d’un gris clair qui descendait sur le cou, et envoyait une branche sur chaque côté de la tête. La femelle que M. Edwards a décrite était plus grande que le mâle décrit par M. Brisson. En général, cet oiseau est d’une taille moyenne entre celle du merle et celle du moineau.
Longueur totale, six pouces deux tiers; bec, quatorze lignes et quelquefois jusqu’à vingt, selon M. Brisson; langue fort pointue, plus large à sa base, terminée par deux appendices ; tarse, dix à onze lignes; doigts disposés trois en avant et un seul en arrière, celui du milieu neuf à dix lignes, le postérieur onze et la corde de l’arc formé par l’ongle seul, six; en général, tous les ongles longs, tins et crochus; vol, dix pouces; ailes composées de vingt pennes, selon Edwards; de dix-neuf, selon Brisson, et tous deux comptent parmi ces pennes la première qui est très-courte et n’est point une penne; queue, vingt-une lignes, composée de douze pennes à peu près égales; dépasse les ailes de six à sept lignes.
Belon dit positivement que cet oiseau a deux doigis devant et deux derrière; mais il avait dit aussi que le grimpereau précédent avait la queue courte ; la cause de cette double erreur est la même. Belon regardait ces deux oiseaux comme avoisinant la famille des pics“, et il leur en a donné les attributs sans y regarder de bien près; c’est qu’il voyait quelquefois par les yeux de l’analogie. Or, l’on sait que la lumière de l’analogie, qui éclaire si souvent l’esprit et le mène aux grandes découvertes, éblouit quelquefois les yeux dans le détail des observations.
OISEAUX ÉTRANGERS DE L’ANCIEN CONTINENT