Voyez la note précédente
3. Certaines variétés de jaspes sont ['usibles. (Voyez l’article du jaspe.)
4. Le quartz pur seul est simple : les micas, les jaspes, ne le sont pas. (Voyez les notes précédentes.)
DES VERRES PRIMITIFS
Ensuite et à mesure que la grande chaleur diminuait à la surface du globe, les matières sublimées tombant de l’atmosphère se sont mêlées en plus ou moins grande quantité avec le verre primitif, et de ce mélange ont résulté deux autres verres, dont la substance, étant moins simple, s’est trouvée bien plus fusible; ces deux verres sont le feldspath et le schorl : leur base est également quartzeuse ; mais le fer et d’autres matières hétérogènes s’y trouvent mêlées au quartz, et c’est ce qui leur a donné une fusibilité à peu près égale à celle de nos verres factices
On pourrait donc dire en toute rigueur qu’il n’y a qu’un seul verre primitif, qui est le quartz, dont la substance, modifiée par la teinture du fer, a pris la forme de jaspe et celle de mica par les exfoliations de tous deux, et ce même quartz, avec une plus grande quantité de fer et d’autres matières hétérogènes, s’est converti en feldspath ^ et en schorH : c’est à ces cinq matières que la nature paraît avoir borné le nombre des premiers verres produits par le feu primitif, et desquelles ont ensuite été composées toutes les substances vitreuses du règne minéral.
Il y a donc eu, dès ces premiers temps, des verres plus ou moins purs, plus ou moins recuits et plus ou moins mélangés de matières différentes : les uns composés des parties les plus fixes de la matière en fusion, et qui, comme le quartz, ont pris plus de dureté et plus de résistance au feu que nos verres et que ceux des volcans; d’autres presque aussi durs, aussi réfractaires, mais qui, comme les jaspes, ont été fortement colorés par le mélange des parties métalliques; d’autres qui, quoique durs, sont, comme le feldspath et le schorl, très-aisément fusibles; d’autres, enfin, comme le mica, qui, faute de recuit, étaient si spumeux et si friables, qu’au lieu de se durcir ils se sont éclatés et dispersés en paillettes ou réduits en poudre par le plus petit et premier choc des agents extérieurs.
Ces verres, de qualités différentes, se sont mêlés, combinés et réunis ensemble en proportions différentes ; les granités, tes porphyres, les ophites* et les autres matières vitreuses en grandes masses ne sont composés que des détriments de ces cinq verres primitifs; et la formation de ces substances mélangées a suivi de près celle de ces premiers verres, et s’est faite dans le temps qu’ils étaient encore en demi-fusion : ce sont là les premières et les plus anciennes matières de la terre; elles méritent toutes d’être considérées à part, et nous commencerons par le quartz, qui est la base de toutes les autres, et qui nous paraît être de la même nature que la roche de l’intérieur du globe.