Voyez le t. IX, première époque
1. Le quartz pur est nue substauce simple : c*est la silice pure. (Voyez les notes des pages 138 et 139 du volume. )
2. Le quartz , infusible par le feu du chalumeau ordinaire , a été fondu et même volatilisé par M. Gaudin , à la flamme de l’alcool , soufflée avec du gaz oxygène. D’un autre côté, l’acîtie fluûrhydrique le dissout avec une grande facilité.
DE VERRES PRIMITIFS
l eciiire : or, dans le temps que la masse du globe vitrifiée par le feu s’est consolidée par le refroidissement, l’intérieur de cette masse immense aura eu tout le temps de se recuire et d’acquérir de la solidité et de la dureté, tandis que la surface de cette même masse, frappée du refroidissement, n’a pu, faute de recuit, prendre aucune solidité ; cette surface exposée à l’action des éléments extérieurs s’est divisée, fêlée, fendillée et même réduite en écailles, en paillettes et en poudre, comme nous le voyons dans nos verres en fusion, exposés à l’action de l'air; ainsi le globe dans ce premier temps a été couvert d’une grande quantité de ces écailles ou paillettes du verre primitif qui n’avait pu se recuire assez pour prendre de la solidité; et ces parcelles ou paillettes du premier verre nous sont aujourd’hui représentées par les micas et les grains décrépités du quartz, qui sont ensuite entrés dans la composition des granités et de plusieurs matières vitreuses.
Les micas’ n’étant dans leur première origine que des exfoliations du quartz frappé par le refroidissement, leur essence est au fond la même que celle du quartz : seulement la substance du mica est un peu moins simple, car il se fond à un feu très-violent^, tandis que le quartz y résiste; et nous verrons dans la suite qu’en général plus la substance d’une matière est simple et homogène, moins elle est fusible : il paraît donc que, quand la couche extérieure du verre primitif s’est réduite en paillettes par la première action du refroidissement, il s’est mêlé à sa substance quelques parties hétérogènes contenues dans l’air dont il a été frappé, et dès lors la substance des micas, devenue moins pure que celle du quartz, est aussi moins réfractaire à l’action du feu.
Peu de temps avant que le quartz se soit entièrement consolidé en se recuisant lentement sous cette enveloppe de ses fragments décrépités et réduits en micas, le fer, qui de tous les métaux est le plus résistant au feu, a le premier occupé les fentes qui se formaient de distance en distance par la retraite que prenait la matière du quartz en se consolidant; et c’est dans ces mêmes interstices que s’est formé le jaspe, dont la substance n’est au fond qu’une matière quartzeuse, mais imprégnée de matières métalliques qui lui ont donné de fortes couleurs, et qui néanmoins n’ont point altéré la simplicité de son essence, car il est aussi infusible ^ que le quartz : nous regarderons donc le quartz, le jaspe et le mica comme les trois premiers verres primitifs, et en même temps comme les trois matières les plus simples^ de la nature.
1. Il y a plusieurs variétés de micas, et dont les propriétés physiques diffèrent comme la composition chimique. Les uns sont fusibles au chalumeau; les autres ne le sont pas, etc. (Voyez l’article du mica.)