‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 5)Chapitre 132 sur 240 · LE PAON BLANC · texte numérisé non relu

LE PAON BLANC

(les couleurs variées du paon, et ensuite des perdrix blanches, des corbeaux blancs, des moineaux blancs, ne dit pas un mot des paons blancs.

Les modernes ne disent rien non plus de l’histoire de ces oiseaux, si ce n’est que leurs petits sont fort délicats à élever “ : cependant il est vraisemsemblable que l’influence du climat ne s’est point bornée à leur plumage, et qu’elle se sera étendue plus ou moins jusque sur leur tempérament, leurs habitudes, leurs mœurs; et je m’étonne qu’aucun naturaliste ne se soit encore avisé d’observer les progrès, ou du moins le résultat de ces observations plus intérieures et plus profondes; il me semble qu’une seule observation de ce genre serait plus intéressante, ferait plus pour l’histoire naturelle que d’aller compter scrupuleusement toutes les plumes des oiseaux, et décrire laborieusement toutes les teintes et demi-teintes de chacune de leurs barbes dans les quatre parties du monde.

Au reste, quoique leur plumage soit entièrement blanc, et particulièrement les longues plumes de leur queue; cependant on y distingue encore à l’extrémité des vestiges marqués de ces miroirs qui en faisaient le plus bel ornement ^ tant l’empreinte des couleurs primitives était profonde! Il serait curieux de chercher à ressusciter ces couleurs, et de déterminer par l’expérience combien de temps et quel nombre de générations il faudrait dans un climat convenable, tel que les Indes, pour leur rendre leur premier éclat.

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