LE GORGE-NUE ** ET LA PERDRIX ROUGE D’AFRIQUE
Cet oiseau, que nous avons vii vivant à Paris, chez feu M. le marquis de Montmirail, a le dessous du cou et de la gorge dénués de plumes et simplement couverts d’une peau rouge : le reste du plumage est beaucoup moins varié et moins agréable que celui du francolin. Le gorge-nue se rapproche de cette espèce par ses pieds rouges et sa queue épanouie, et de l’espèce précédente, qui est celle du bis-ergot, par le double éperon qu’il a pareillement à chaque pied.
Le défaut d’observations nous met hors d’état de juger à laquelle de ces deux espèces elle ressemble le plus par ses mœurs ou par ses habitudes. M. Aublet m’assure que c’est un oiseau qui se perche.
La perdrix rouge d’Afrique est plus rouge que nos perdrix rouges, à cause d’une large tache de cette couleur qu’elle a sous la gorge; mais le
a. Tournefort, t. I, page 412.
* Tetrao bicalcaralus (Linn. ).
** Tetrao nudicoUis (Lüin.).
*** Tetrao rubricollis (Linn.). — « Quelques francolins étrangers se font remarquer par un « double éperon [tetrao bicalcaralus) , ou par la peau nue de leur gorge ( telrao rubricollis), •t II y en a qui réunissent ces deux caractères ( tetrao nudicoUis) ; certaines espèces, avec un « très-grand bec , manquent tout à fait d’éperons ( tetrao javanicus). » ( Cuvier. )