LA FRAISE
ou CAILLE DE LA CHINE.*
Cet oiseau est représenté dans nos planches * sous le nom de caille des Philippines, parce qu’elle a été envoyée de ces îles au Cabinet; mais elle se trouve aussi à la Chine, et je l’ai appelée la fraise, à cause de l’espèce de fraise blanche qu’elle a sous la gorge, et qui tranche d’autant plus que son plumage est d’un brun noirâtre : elle est une fois plus petite que la nôtre. M. Edwards a donné la figure du mâle, pl. ccxlvii; il diffère de la femelle^ représentée dans nos planches enluminées, en ce qu’il est un peu plus gros, quoiqu’il ne le soit pas plus qu’une alouette; en ce qu’il a plus de caractère dans la physionomie, les couleurs du plumage plus vives et plus variées, et les pieds plus forts. Le sujet dessiné et décrit par M. Edwards avait été apporté vivant de Nankin en Angleterre.
Ces petites cailles ont cela de commun avec celles de nos climats, qu’elles se battent à outrance les unes contre les autres, surtout les mâles; et que les Chinois font à cette occasion des gageures considérables, chacun pariant pour son oiseau, comme on fait en Angleterre pour les coqs® : on ne peut donc guère douter qu’elles ne soient du même genre que nos cailles, mais c’est probablement une espèce différente de l’espèce commune; et c’est par cette raison que j’ai cru devoir lui donner un nom propre et particulier.
a. Voyez George Edwards, Gleanings, 1. 1, page 78.
* Tetrao chinensis (Gmel. ). — Perdix chinensis (Lath. ) — La. petite caille de la Chine Cuv.). — Ordre et genre îd. , sous-genre Perdrix (Cuv. ).