‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 5)Chapitre 206 sur 240 · Planches enluminées de Buffon , n · texte numérisé non relu

Planches enluminées de Buffon , n

2 , « Le choquard , tout noir, a le bec jaune , les pieds d’abord bruns , puis jaunes , et dans « l'adulte rouges... » (Cuvier.)

LE CHOQUARD. 557

ses narines recouvertes de plumes, quoique ces plumes soient moins fermes que dans les choucas.

J’ai indiqué, à l’article du crave ou coracias, les différences qui sont entre ces deux oiseaux, dont Belon et quelques autres, qui ne les avaient pas vus, n’ont fait qu’une seule espèce.

Pline croit son pyrrhocorax propre et particulier aux montagnes des Alpes®; cependant Gessner, qui le distingue très-bien d’avec le crave ou coracias, dit qu’il y a certaines contrées au pays des Grisons où cet oiseau ne se montre que l’hiver, d’autres où il paraît à peu près toute l’année , mais que son vrai domicile, son domicile de préférence, celui où il se trouve toujours par grandes bandes, c’est le sommet des hautes montagnes. Ces faits modifient, comme l’on voit, l’opinion de Pline, un peu trop absolue, mais ils la confirment en la modifiant.

La grosseur du choquard est moyenne entre celle du choucas et celle de la corneille ; il a le bec plus petit et plus arqué que l’un et l’autre, la voix plus aiguë, plus plaintive que celle des choucas, et fort peu agréable*.

Il vit principalement de grains et fait grand tort aux récoltes ; sa chair est un manger très-médiocre. Les montagnards tirent de sa façon de voler des présages météorologiques : si son vol est élevé, on dit qu’il annonce le froid, et que lorsqu’il est bas, il promet un temps plus doux

OISEAUX ÉTRANGERS

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