II. LE GEAI DU PÉROU
Le plumage de cet oiseau est d’une grande beauté ; c’est un mélange des couleurs les plus distinguées, tantôt fondues avec un art inimitable, tantôt contrastées avec une dureté qui augmente l’effet. Le vert tendre qui domine sur la partie supérieure du corps s’étend d’une part sur les six pennes intermédiaires de la queue, et de l’autre va s’unir en se dégradant par nuances insensibles, et prenant en même temps une teinte bleuâtre, à une espèce de couronne blanche qui orne le sommet de la tête. La base du bec est entourée d’un beau bleu, qui reparaît derrière l’œil et dans l’espace au-dessous. Une sorte de pièce de corps de velours noir, qui couvre la gorge et embrasse tout le devant du cou, tranche par son hord supérieur avec cette belle couleur bleue, et par son bord inférieur avec le jaune jonquille qui règne sur la poitrine, le ventre et jusque sur les trois pennes latérales de chaque côté de la queue. Cette queue est étagée et plus étagée que celle du geai de Sibérie.
On ne sait rien des mœurs de cet oiseau, qui n’avait point encore paru en Europe.