‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 5)Chapitre 42 sur 240 · LE LANIER · texte numérisé non relu

LE LANIER

que (le les rapporter ici par extrait. « Le lanier ou faucon-lanier, dit-il, fait (( ordinairement son aire en France sur les plus hauts arbres des forêts, « ou dans les rochers les plus élevés : comme il est d’un naturel plus doux « et de moeurs plus faciles que les faucons ordinaires, on s’en sert commu- « nément à tous propos. Il est de plus petite corpulence que le faucon-gen- « til, et déplus beau plumage que le sacre, surtout après la mue; il est « aussi plus court empiété que nul des autres faucons. Les fauconniers « choisissent le lanier ayant grosse tête, les pieds bleus et orés ; le lanier « vole tant pour rivière que pour les champs ; il supporte mieux la nour- « riture de grosses viandes qu’aucun autre faucon ; on le reconnaît sans « pouvoir s’y méprendre, car il a le bec et les pieds bleus; les plumes de « devant mêlées de noir sur le blanc, avec des taches droites le long de(

« plumes, et non pas traversées comme au faucon ; quand il étend ses

« ailes, et qu’on les regarde par-dessous, les taches paraissent différentes de « celles des autres oiseaux de proie, car elles sont semées et rondes comme « petits deniers. Son cou est court et assez gros, aussi bien que son bec : « on appelle la femelle lanier, elle est plus grosse que le mâle, qu’on nomme « lanneret : tous deux sont assez semblables par les couleurs du plumage; « il n’est aucun oiseau de proie qui tienne plus constamment sa perche, et « il reste au pays pendant toute l’année; on l’instruit aisément à voler et « prendre la grue; la saison où il chasse le mieux est après la mue, depuis « la mi-juillet jusqu’à la fin d’octobre; mais en hiver il n’est pas bon à « l’exercice de la chasse. «

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