‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de CuvierChapitre 124 sur 251 · I. — Sur la distance de la terre au soleil · texte numérisé non relu

I. — Sur la distance de la terre au soleil

J’ai dit, page 66, « que la terre est située à trente millions de lieues du soleil, » et c’était en effet l’opinion commune des astronomes en 1745, lorsque j’ai écrit ce Traité de Information des planètes ; mais de nouvelles observations, et surtout la dernière, faite en 1769, du passage de Vénus sur le disque du soleil, nous ont démontré que cette distance de trente millions doit être augmentée de trois ou quatre millions de lieues1 2 3 ; et c’est par cette raison que, dans les deux mémoires de la partie hypothétique de cet ouvrage, j’ai toujours compté trente-trois millions de lieues et non pas trente, pour la distance moyenne de la terre au soleil. Je suis obligé de faire cette remarque, afin qu’on ne me mette pas en opposition avec moi-même.

Je dois encore remarquer que, non-seulement on a reconnu par les nouvelles observations que le soleil était à quatre millions de lieues de plus de distance de la terre, mais aussi qu’il était plus volumineux d’un sixième, et que par conséquent le volume entier des planètes n’est guère que la huit centième partie de celui du soleil, et non pas la six cent cinquantième partie, comme je l’ai avancé, d’après les connaissances que nous avions en 1745 sur ce sujet ; cette différence en moins rend d’autant plus plausible la possibilité de cette projection de la matière des planètes hors du soleil.

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