II. — Sur la matière du soleil et des planètes
J’ai dit, page 69, « que la matière opaque qui compose le corps des planètes fut réellement séparée de la matière lumineuse qui compose le soleil. »
Cela pourrait induire en erreur : car la matière des planètes, au sortir du soleil, était aussi lumineuse que la matière même de cet astre ; et les planètes ne sont devenues opaques , ou pour mieux dire obscures, que quand leur état d’incandescence a cessé. J’ai déterminé la durée de cet état d’incandescence dans plusieurs matières que j’ai soumises à l’expérience, et j’en ai conclu, par analogie, la durée de l’incandescence de chaque planète dans le premier mémoire de la partie hypothétique s.
Au reste, comme le torrent de la matière projetée par la comète hors du corps du soleil a traversé l’immense atmosphère de cet astre , il en a entraîné les parties volatiles, aériennes et aqueuses qui forment aujourd’hui les atmosphères et les mers des
1. Ces Additions et Corrections forment la seconde partie du cinquième volume des Suppléments de l’édition in-4° de l’Imprimerie royale , volume publié en 1778.