SÜR LA FORMATION DES PLANÈTES
planètes ; et elle ne peut agir sur la matière qui est dans l’intérieur des globes planétaires, puisque cette chaleur solaire ne peut pénétrer qu’à une très-petite profondeur. Ainsi la densité totale de la masse entière de la planète n’a aucun rapport avec cette chaleur qui lui est envoyée du soleil
Dès lors il me paraît certain que la densité des planètes ne dépend en aucune façon du degré de chaleur qui leur est envoyée du soleil, et qu’au contraire cette densité des planètes doit avoir un rapport nécessaire avec leur vitesse, laquelle dépend d’un autre rapport, qui me paraît immédiat, c’est celui de leur distance au soleil. Nous avons vu que les parties les plus denses se sont moins éloignées que les parties les moins denses, dans le temps de la projection générale. Mercure, qui est composé des parties les plus denses de la matière projetée hors du soleil, est resté dans le voisinage de cet astre; tandis que Saturne, qui est composé des parties les plus légères de cette même matière projetée, s’en est le plus éloigné. Et comme les planètes les plus distantes du soleil circulent autour de cet astre avec plus de vitesse que les planètes les plus voisines, il s’ensuit que leur densité a un rapport médiat avec leur vitesse, et plus immédiat avec leur distance au soleil. Les distances des six planètes au soleil, sont comme 4, 7, 10, 15, 52, 95.
Leurs densités comme 2040, 1270, 1000, 730, 292, 184.
Et si l’on suppose les densités 2 en raison inverse des distances, elles seront 2040, 1160, 889-j, 660, 210, 159 ; ce dernier rapport entre leurs densités respectives est peutêtre plus réel que le premier, parce qu’il me paraît fondé sur la cause physique qui a dû produire la différence de densité dans chaque planète.
ADDITIONS ET CORRECTIONS
A l’article QUI A POUR TITRE : GÉOGRAPHIE.