‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de CuvierChapitre 128 sur 251 · I. — Sur l'étendue des continents terrestres · texte numérisé non relu

I. — Sur l'étendue des continents terrestres

Page 106 et suivantes , j’ai dit que la ligne « que l’on peut tirer dans la plus grande longueur de l’ancien continent, est d’environ 3,600 lieues s. » J’ai entendu des lieues comme on les compte aux environs de Paris, de 2,000 ou 2,-100 toises chacune , et qui sont d’environ 27 au degré.

Au reste, dans cet article de géographie générale, j’ai tâché d’apporter l’exactitude que demandent des sujets de cette espèce ; néanmoins il s’y est glissé quelques petites erreurs et quelques négligences. Par exemple , 1° je n’ai pas donné les noms adoptés ou imposés par les Français à plusieurs contrées de l’Amérique; j’ai suivi en tout les globes anglais faits par Senex , de deux pieds de diamètre, sur lesquels les cartes que j’ai données ont été copiées exactement. Les Anglais sont plus justes que nous à l’égard des nations qui leur sont indifférentes ; ils conservent à chaque pays le nom originaire ou celui que leur a donné le premier qui les a découverts. Au contraire, nous donnons souvent nos noms français à tous les pays où nous abordons, et c’est de là que vient l’obscurité de la nomenclature géographique dans notre langue. Mais comme les lignes qui traversent les deux continents dans leur plus grande longueur sont bien indiquées (dans mes cartes par les deux points extrêmes et par plusieurs autres points intermédiaires, dont les noms sont généralement adoptés, il ne peut y avoir sur cela aucune équivoque essentielle.

L Voyez mes notes sur les Époques de l a nature.

2. Sur la densité des planètes , voyez les Leçons de Cosmographie de M. Faye, p. 33J.

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