‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de CuvierChapitre 132 sur 251 · Raynal · texte numérisé non relu

Raynal

ADDITIONS

« aux fleuves; le climat y eût déjà changé. Mais un hémisphère en friche et dépeuplé « ne peut annoncer qu’un monde récent , lorsque la mer voisine de ces côtes serpente « encore sourdement dans ses veines a. »

Nous observerons à ce sujet que, quoiqu’il y ait plus d’eau sur la surface de l’Amérique que sur celle des autres parties du monde, on ne doit pas en conclure qu’une mer intérieure soit contenue dans les entrailles de cette nouvelle terre. On doit se borner à inférer de cette grande quantité de lacs , de marais , de larges fleuves , que l’Amérique n’a été peuplée qu’après l’Asie, l’Afrique et l’Europe, où les eaux stagnantes sont en bien moins grande quantité : d’ailleurs, il y a mille autres indices qui démontrent qu’en général on doit regarder le continent de l’Amérique comme une terre nouvelle dans laquelle la nature n’a pas eu le temps d’acquérir toutes ses forces , ni celui de les manifester par une très-nombreuse population.

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