‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de CuvierChapitre 242 sur 251 · GO · texte numérisé non relu

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« pressæ fuerant, uumquam verô conceperant , lutea corpora sæpisstme observavi.

<> Egregius anatomicus Santorinus hæc scripsit de corporibus luteis. Obsercaiionum <> anatomicarum Cap. xi.

« § xiv. In connubiis inaturis ubi eorum corpora procréation! opta sunt corpus

« luteum perpetuô reperitur.

<> § xv. Graafius corpora lutea cognovit. post coïtum duntaxat, antea uumquam

« sibi visa dicit Nos ea tamen in intemeratis virginibus plurimis sæpe eommonstrata

« luculenter vidimus, atque adeo neque ex viri initu tum primùm excitari, neque ad <■ maturitatem perduci , sed iisdem conclusum ovulum solummodo fecundari dieen- « dum est.

« Levia virginum ovaria quibus etiam maturum corpus inerat, nullo périma

« osculo alba valida circumsepta membrana vidimus. Vidimus aliquando et nostris « copiam fecimus in maturâ intemeratâque modici habitus virgine, dirissimi veutris « cruciatu brevi peremptâ, non sic se alterum ex ovariis liabere; quod quuni molle ac « totum ferè succulentum , in altero tamen extremo luteum corpus, minoris cerasi fere « magnitudine, paululum prominens exhibebat, quod non mole duntaxat, sed et habitu « et colore se conspiciendum dabat. »

Il est donc démontré, non-seulement par mes propres observations , mais encore par celles des meilleurs anatomistes qui ont travaillé sur ce sujet, qu’il croît sur les ovaires, ou pour mieux dire sur les testicules de toutes les femelles, des corps glanduleux dans l’âge de leur puberté, et peu de temps avant quelles n’entrent en chaleur; que dans la femme, où toutes les saisons sont à peu près égales à cet égard, ces corps glanduleux commencent à paraître lorsque le sein commence à s’élever, et que ces corps glanduleux, dont on peut comparer l’accroissement à celui des fruits par la végétation, augmentent en effet en grosseur et en couleur jusqu’à leur parfaite maturité : chaque corps glanduleux est ordinairement isolé ; il se présente d’abord comme un petit tubercule formant une légère protubérance sous la peau lisse et unie du testicule; peu à peu il soulève cette peau fine, et enfin il la perce lorsqu’il parvient à sa maturité; il est d’abord d’un blanc jaunâtre, qui bientôt se change en jaune foncé, ensuite en rouge-rose , et enfin en rouge couleur de sang ; ce corps glanduleux contient, comme les fruits , sa semence au dedans; mais, au lieu d’une graine solide, ce n’est, qu’une liqueur qui est la vraie semence de la femelle. Dès que le corps glanduleux est mûr, il s’entr’ouvre par son extrémité supérieure, et la liqueur séminale contenue dans sa cavité intérieure s’écoule par cette ouverture, tombe goutte à goutte dans les cornes de la matrice et se répand dans toute la capacité de ce viscère, ou elle doit rencontrer la liqueur du mâle et former l’embryon par leur mélange intime ou plutôt par leur pénétration.

La mécanique par laquelle se filtre la liqueur séminale du mâle dans les testicules, pour arriver et se conserver ensuite dans les vésicules séminales, a été si bien saisie et décrite dans un si grand détail par les anatomistes, que je ne dois pas m’en occuper ici ; mais ces corps glanduleux, ces espèces de fruits que porte la femelle, et auxquels nous devons en partie notre propre génération, n’avaient été que très-légèrement observés , et personne, avant moi, n’en avait soupçonné l’usage' ni connu les véritables fonctions, qui sont de filtrer la liqueur séminale et de la contenir dans leur cavité intérieure, comme les vésicules séminales contiennent celle du mâle.

1. Près de trente années, écoulées entre le moment où Buffon publiait ses premiers volumes et le moment où il écrit cette Addition, ne l’ont détrompé sur rien : ni sur la liqueur séminale, qu’il attribue toujours aux femelles; ni sur le corps glanduleux , qu’il prend toujours pour le corps qui produit la liqueur séminale, tandis que c’est le corps qui a produit Y œuf; ni sur Y ovaire, qu’il appelle toujours testicule , etc. , etc. ( Voyez mes notes précédentes sur ces divers points. )

A L’HISTOIRE DES ANIMAUX

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