llist. de VA cad. des sc,, année 1699, p. xix
5. Voyez mon livre intitulé : De Fontenelle ou de la philosophie moderne relativement aux sciences physiques, p. 36.
NOTICE SUR BUFFON
où l’ auteur rend compte de nombreuses expériences qu’il a faites sur les 'végétaux. C’était l’influence de Haies qui agissait : « Les expériences de Grew, de Malpighi, surtout celles de Haies, ont donné, dit Buffon, « de grandes lumières sur l’économie végétale. .1. »
Une analogie transitoire d’études l’avait lié avec Duhamel; et, dans l’année 1737, ils publièrent, en commun, deux mémoires, le premier sur la cause de P excentricité des couches ligneuses 2, et le second sur les effets des grandes gelées sur les végétaux 3.
Dans ces deux mémoires, c’est Duhamel qui tient la plume. 11 était plus âgé que Buffon de quelques années4, plus ancien académicien, plus habitué que lui à ce genre d’observations : tout cela semblait déférer au bon Duhamel une sorte de patronage , rôle qu’il acceptait de la meilleure foi du monde , mais qui n’allait pas trop à l’humeur de Buffon , ni au sentiment si lier qu’il avait déjà de ses forces.
Aussi l’union ne fut-elle pas de longue durée. Un démêlé survint.
Duhamel, croyant reconnaître quelques-unes de ses idées dans une communication faite par Buffon à l’Académie, lui aurait dit, à ce qu’on assure : Vous avez bonne mémoire , mon confrère ; à quoi Buffon aurait répondu : Mon confrère , je prends le bon partout ou je le trouve 5.
J’aime à croire que Buffon n’a pas dit cela ; en tout cas , la réponse n’aurait pas mieux valu que la chose. Dans les écrits des deux académiciens se trouvent quelques indications plus simples, et probablement plus vraies.
« Ayant été chargé, par M. le comte de Maurepas 6, de travailler, con- « jointement avec M. Duhamel, sur les bois de construction, j’ai pensé, « dit Buffon7, qu’il était essentiel de faire des expériences sur la résis- « tance du bois, et ayant communiqué ce projet à M. Duhamel, il me
\. T. XII, p. 5.