‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de CuvierChapitre 52 sur 251 · Voyez , ci-devant, la note i de la page · texte numérisé non relu

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2. La liaison , que Buffon indique ici, entre son système et sa théorie, entre les deux états successifs du globe, l’état igné et l’état aqueux , sera magnifiquement développée plus tard. (Voyez les Époques de la nature.)

3. Remarque fort juste. ( Voyez les notes 2 de la page 120 , et 1 de la page 41. )

4 Les vapeurs produisent les pluies et les rosées. Les tonnerres et les autres météores sont des phénomènes électriques, lumineux, ou magnétiques.

DES COUCHES OU LITS DE TERRE

inférieure dont on les détache en labourant et en travaillant la terre, ou bien le limon supérieur, en se glissant et en pénétrant dans la couche inférieure qui est de sable ou d’autres matières divisées, forme ces terres qu’on appelle des sables gras; les autres parties pierreuses qui sont plus fines viennent de l’air, tombent comme les rosées et les pluies, et se mêlent intimement au limon ; c’est proprement le résidu de la poussière que l’air transporte, que les vents enlèvent continuellement de la surlace de la terre, et qui retombe ensuite après s’être imbibée de l’humidité de l’air. Lorsque le limon domine, qu’il se trouve en grande quantité, et qu’au contraire les parties pierreuses et sablonneuses sont en petit nombre, la terre est rougeâtre, périssable et très-fertile; si elle est en même temps mêlée d’une quantité considérable de végétaux ou d’animaux détruits, la terre est noirâtre, et souvent elle est encore plus fertile que la première; mais si le limon n’est qu’en petite quantité, aussi bien que les parties végétales ou animales, alors la terre est blanche et stérile, et lorsque les parties sablonneuses, pierreuses ou crétacées, qui composent ces terres stériles et dénuées de limon, sont mêlées d’une assez grande quantité de parties de végétaux ou d’animaux détruits, elles forment les terres noires et légères qui n’ont aucune liaison et peu de fertilité; en sorte que, suivant les différentes combinaisons de ces trois différentes matières, du limon, des parties d’animaux et de végétaux, et des particules de sable et de pierre, les terres sont plus ou moins fécondes et différemment colorées. Nous expliquerons en détail, dans notre discours sur les végétaux1, tout ce qui a rapport à la nature et à la qualité des différentes terres; mais ici nous n’avons d’autre but que celui de faire entendre comment s’est formée cette première couche qui enveloppe le globe et qui provient du limon des eaux.

Pour fixer les idées, prenons le premier terrain qui se présente, et dans lequel on a creusé assez profondément, par exemple, le terrain de Marlyla- Ville où les puits sont très-profonds; c’est un pays élevé, mais plat et fertile, dont les couches de terre sont arrangées horizontalement. J’ai fait venir des échantillons de toutes ces couches que M. Dalibard, habile botaniste et versé d’ailleurs dans toutes les parties des sciences, a bien voulu faire prendre sous ses yeux, et, après avoir éprouvé toutes ces matières à l’eau-forte, j’en ai dressé la table suivante.

1. Ce Discours sur les végétaux n’a point été fait. Le plan de Buffon « eaibrassait tous les « objets que présente l’Univers. » (Voyez , ci-devant, p. 1.) Buffon n’a pu écrire que la Théorie de la terre , les Époques de la nature, Y Histoire des Minéraux , et , pour ce qui est du règne animal , que Y Histoire de l’Homme, celle des Quadrupèdes et celle des Oiseaux.

SUR LA PRODUCTION

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