‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de CuvierChapitre 65 sur 251 · AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

AMÉRIQUE

mètre».

Pic de Ténériffe

Nevado de Sorata

Montagne d’Ambotismène

( Madagas-

Nevado de Illimani

car)

Chimborazo (Pérou)

Montagne du Pic (Açores). .

Cayambô (Idem)

Etc.

Etc:

(Voyez l’Ann, du Bur. des Longit., année 1851.) 1. Voyez, ci-devant, la note 1 de la page 84.

DE LA SURFACE DE LA TERRE

médiocrement élevées qui sont suivies d’un troisième rang de montagnes encore plus hautes, lesquelles, comme les précédentes, sont ordinairement chargées d’arbres et déplantés, mais qui, ni les unes ni les autres, ne fournissent aucune source, excepté au bas; enfin les plus hautes de toutes les montagnes sont celles sur lesquelles on ne trouve que du sable, des pierres, des cailloux et des rochers dont les pointes s’élèvent souvent jusqu’au-dessus des nues; c’est précisément au pied de ces rochers qu’il y a de petits espaces, de petites plaines, des enfoncements, des espèces de vallons où l’eau de la pluie, la, neige et la glace s’arrêtent , et où elles forment des étangs , des marais , des fontaines d’où les fleuves tirent leur origine. (Voyez Lett. phil. sur la form. des sels, etc., page 198. )

La forme des montagnes est aussi fort différente : les unes forment des chaînes dont la hauteur est assez égale dans une très-longue étendue de terrain, d’autres sont coupées par des vallons très-profonds; les unes ont des contours assez réguliers, d’autres paraissent au premier coup d’œil irrégulières, autant qu’il est possible de l’être; quelquefois on trouve au milieu d’un vallon ou d’une plaine un monticule isolé; et, de même qu’il y a des montagnes de différentes espèces, il y a aussi de deux sortes de plaines, les unes en pays bas, les autres en montagnes : les premières sont ordinairement partagées par le cours de quelque grosse rivière, les autres, quoique d’une étendue considérable, sont sèches, et n’ont tout au plus que quelque petit ruisseau. Ces plaines en montagnes sont souvent fort élevées, et toujours de difficile accès, elles forment des pays au-dessus des autres pays, comme en Auvergne, en Savoie et dans plusieurs autres pays élevés; le terrain en est ferme et produit beaucoup d’herbes et de plantes odoriférantes, ce qui rend ces dessus de montagnes les meilleurs pâturages du monde.

Le sommet des hautes montagnes est composé de rochers plus ou moins élevés, qui ressemblent, surtout vus de loin, aux ondes de la mer. (Voyez Lett. phil. sur la form. (les sels, page 196.) Ce n’est pas sur cette observation seule que l’on pourrait assurer, comme nous l’avons fait, que les montagnes ont été formées par les ondes de la mer, et je ne la rapporte que parce qu’elle s’accorde avec toutes les autres; ce qui prouve évidemment que la mer a couvert1 et formé les montagnes2, ce sont les coquilles et les autres productions marines qu’on trouve partout cri si grande quantité, qu’il n’est pas possible qu’elles aient été transportées de la mer actuelle dans des continents aussi éloignés et à des profondeurs aussi considérables : ce qui le prouve, ce sont les couches horizontales et

1 . La mer a couvert les montagnes avant qu’elles fussent redressées, soulevées, avant qu’elles fussent montagnes. (Voyez, ci-devant, la note 2 de la page 39.)

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